‹ ŒuvresChapitre 7 sur 33 · XX · texte numérisé non relu

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fort gênant y en véritéy et la privation est dure d'être forcé de se contenir.

M^^ d'Épinay la supporte ^ parce quelle est une femme à principes '^ elle tombera, et plus d^ une fois, mais ces belles règles de conduite sévère dont elle aime à répéter la formule ne fléchiront pas. Elle sait gré à M. Grimm de la sévérité de ses maximes : on a la double joie de pécher ensemble, et celle de se condamner philosophiquement d'une commune voix. La vie laissera quelque chose à dire, mais l'esprit ne composera jamais, et^ dans ses naufrages multi»

plies y on conservera comme abri suprême le stoïcisme des paroles.

S'il est vrai que Af™* dÉpinay eût des idées personnelles sur l'éducation, quon ne les cherche pas du moins dans les Lettres à mon fils. Quand une femme a un système, quand elle parle philoso-

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phie, morale f éducation ou politique, il est bon généralement de regarder par^ dessus son épaule s'il ny a pas der^ rière elle quelqu'un qui la souffle à son insu. A travers M^^ dÉpinay, et dans ce que ses idées ont de particulier y c'est Rousseau, cçst Diderot, qu'on entend.

Elle parle comme Alceste ou Rousseau de la politesse mondaine^ de la banalité des éloges y de cette continuité de mensonges qui est en partie le fond de la ci^ vilité et la condition du savoir-vivre. Le plus souvent elle se contente de rafraU chir^ eh y répandant son vernis d'étégance^ de jolis lieux communs sur la bassesse de la flatterie et de la fausseté, la nécessité de l'attention^ le poison envahissant de la paresse. Elle invente des paraboles un peu prolongées pour faire ressortir les dangers de r entêtement et de la faiblesse. Elle prêche gracieuse-

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