ACTE y, SCÈKB IV
Quelle erreur est la vQtre 1 Mais TOUS Ti'; pensez pas.
H. DE HOniNVAL.
Vous pouvez, à présent, Rire, vous récrier, trouver cela plaisant : II n'en est pas moins vrai que voire fille l'aime ; J'en suis sûr.
M. DE PLIHVILLE.
Quoi! vraiment?... ma surprise est extrême.
H. DE HORINVAL.
Ils s'aiment... d'un amour sage, honnête, discret :
Il l'aime sans le dire, elle brûle en secret.
Cette honnêteté même est ce qui m'intéresse.
Et je veux près de vous protéger leur tendresse.
Écoutez ; je suis riche, et plus que je ne veux.
Je suis veuf... pour toujours, sans enfants, sans neveux.
J'aime Belfort, je veux lui tenir lieu de père.
Il me parait bien né, sensible, doux : j'esçëre
Qu'aidé de mon crédit, il fera son chemin,
Et d'Angélique un jour méritera la main.
Et moi, dès aujourd'hui, mon ami, je m'engage
A donner k Belfort ma terre en mariage.
Laissez-moi respirer. Quel dessein généreux! Eh quoi I mon cner ami, vous faites des heureux. Et vous doutez encor si vous-même vous l'êtes 1... Mais que de ces enfants les amours sont discrètesl Moi, j en estime encore une fois plus Belfort. Angélique est aimable; il l'aime, il n'a pas tort; Ni ma fille non plus, car il est fait pour plaire.
Voire nièce s'avance. Ayons soin de nous taire.
(Bout.)
Encore ici, messieurs? Eh mais, qu'v failes-vous? Ha tante se plaint fort, et dit qu'on 1 abandonne,
ise l'optimiste.
Qu'on se promène : eu Tond, elle a raison.
M. DE PLINVILLE.
Pardonne.
Savez-vous qu'en effel cela n'est pas galant ? -
H. DE HomNVAL.
Monsieur me consolait.
Mon oncle est consolant, Je le sais ; mais, de grâce, allez trouver ma tante.
Oui, dès qu'elle me voit, elle paraît contente. Adieu. Redites-moi vos résolutions ;
(Bu h Mariniid, en s'en Btlant)
Car j'aime avec transport les belles actions.