SCENE X
SAIiNT-BRlCE, M. FRANCHEVAL
MoDsicur, trés-volon tiers.
iNCBEVAL.
épuis quatre ans entiers.
C'est Être bien constant; mais la chose est possible.
FKANCHEVAL.
11 est possible aussi tju'un autre eoil sensible Aux charmes dé Lucile.
SAIKT-BRICE.
Oui, cela se pourrait.
Si c'était vous, monsieur?
PBANCHEVAL. Est-Cé T0U9 ?
SAINT-BRICS.
La demande est un peu ramiliëre.
FHAHCHEVAL.
La suite en est... que sais-je? encorplus cavalière. Si vous l'aimiez, monsieur, je lé prendrais fort mal. Je né suis pas d'humeur à souffrir un rivaL
Etil mais, vous êtes vif, monsieur.
Hais..
FHANCHBVAL.
L'aimez-Tous ou non ?
Eh bien, si je l'aimais?
FRANCHEVAL..
Je vous prirais alors dé quitter à jamais La maison, lé pavs.
SAINT-BRICE
Ah ! c'est une autre alTaire.
FRANCHEVAL.
Je suis, dans tous les cas, prêt à vous satisfaire.
J'aime fort la franchise, et surtout la valeur; Mais calmez un moment cette aimable chaleur. Je vous ferai raison, et rien n'est plus facile. Je vous déclare ici que j'aime fort Lucile, Au moins autant que vous : de plus, je l'avoûrai, Je ne puis me résoudre à m'en voir séparé, El vous demandez trop.
FRANCHEVAL.
Je n'en puis rien ravatlrc:
Laissez-moi lé champ libre, ou bien allons nous vatire.
SAINT-BRlCE.
Nous nous battions sans doute, et je vous l'ai promis ;
153 H. DE CRAC
Mais souffrez qu'à demain le combat soit remis.
FRAIiCHEVAL.
JE né suis pas du tout en humeur dé rémettre.
SAINT-BHICE.
llle faudra pourtant, si vous voulez permettre.
FBAHCHEVAL.
Vous voulez m 'échapper?
SAINT-BRICE
Non, je ne fuirai pas Demain, vous dis-je.
Ehl parlez donc plus bas, is; car j'aperçois Lucile.