‹ ŒuvresChapitre 149 sur 429 · SAINT-BEIGE · texte numérisé non relu

SAINT-BEIGE

On le découvre.

On lui fait son procès.

Vous savez la rigueur des lois.

H. DE CRAC

Oui, je lé sais.

SAINT-BHICE.

On le condamne...

A quoi ?

SAINT-BHICE.

Mais... à perdre la tète.

M. DE CRAn.

Ah I malheureux enrant !

SAIHT-BRICE.

Le supplice s'apprête.

11 charme heureusement ta fille du geAher.

H. DB CR&C

Hai, ïé gaillard doit être un joli cavalier. Ëh bien ?

Elle et d'Irlac prennent tous deux la fuite.

H. DE CRAC

Ah 1 je respire.

SAINT-BRICE

Oui ; mais on court à leur poursuite.

' Ils étaient & cheval comme les fils Aymon.

U. DE CRAC

0 ciel I on lés poursuit ! et lés atlrapé-t-on 7

SAIHT-BKtCE.

La fille était en croupe, et sans peine on l'attrape : D'Irlac croit la tenir encore, et seul s'échappe.

U. DE CRAC

Lé jeune homme est subtil.

SCiNE XTII.

S11NT-BRICE

C'est un autre Annibal.

U. DE CRAC

Il se sauve ?

saint-buice.

En courant il tombe de cheval.

Et se casse la jambe.

M. DE CHAC

Ah I je meurs ; et laquelle?

Sur mes deux moi-memé je chancelle.

aAlNT-BRICE.

Vous n'avez donc pas eu des nouvelles de lui? . Autrement vous sauriez...

J'en attends aujourd'hui.

(Il app«U«.) Thomas ! Thomas I Fut-il accident plus funeste 7

SAINT-BBICE.

Heureusement d'irlac se porte bien du reste. SCÈNE XVII

Les hëhes, THOMAS.

M. DE CBAC à Tbomu.

Mes lettres.

THOMAS

Eh 1 monsieur, vous demandez toujours Vos lettres ; je n'en vois pas une en quinze jours.

u. DE CHAC.

Hais je né conçois pas ce contré-temps bizarre. Il faut assurément que lé courrier s'égare.

THOMAS

n s'égare souvent.

M. DE CRAC, bu à Tbomu.

Veui-tu té contenir, VahiUard ?

THOMAS

Non, ma foi, je n'y peux plus tenir ; Et c'est par trop aussi charger ma conscience. Donnez-moi mon congé ; car je perds patience.

Eh oui, morbleu I prenez quelque gargon Qui soit de ce pays : je ne suis point Gascon. Grâces au ciel, monsieur, ma province est la Beauce. Là jamais on ne dit une nouvelle fausse ; Et jamais oui poumon.

Eh bien, rétourne-s-y Je Je dois...?

Dix écus.

M. DE CRAC, meHant k miin i la pMhe.

Tiens, drôle, les voici.

Je ne suis point un dr&le, et je suis honnête homme

U. DE CRAC

Voyez un peu I sur moi je n'ai pas celle somme. ié pourrais dé ce pas l'aller chercher là-haut. Hais je veux mè défaire à l'instant du maraud.

Prêtez -moi dix écus.

S'il faut que je le dise, Ha bourse est demeurée au fond de ma valise : Je n'ai que dix-huit lïancs, monsieur.

Donnez- les -moi.

(Il reçoit les dii-huil franca.) (a Thomas, en le payant.)

J'ai lé reste. Tiens, pars.

THOMAS

Et de bon cœur, ma foi.

a. DE CRAC, d'un ton tragique.

Gardé qu'ici démain lé jour né té surprenne.

TUOHAS.

N'avez pas peur. Voici les clefs de la garenne, Du jardin, de la cave, et même du grenier. Le garde, le laquais, surtout le jardinier, Sont bien vos serviteurs, et, sans cérémonie, Monsieur, vont s'en aller tous trois de compagnie.

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