ACTE T, SCENE X
Sans doute.
M. d'ohfbuil.
Comment doac avez-vous quitté la grande roule?
Voyons ce qu il dira.
H. d'oblange.
J'ai (rouvâ deux chemins.
L'un vraisemblablement conduisait à Moulins, Et l'autre dans un bois d'assez belle apparence. Moi, j'ai toujours aimé les bois de préférenco ; Je choisis celui-ci.
Je m'en sais très bon gré. Dans cette conjoncture Tout est heureux pour moi... jusqu'à mon aventure De voleurs, que je veux vous conter.
Ah 1 fort bien.
Je vois... je ne vois rien; Hais j'entends près de moi . . .
Des voleurs.
Ils accourent!
Et mon valet s'enfuit.
Le poltron I H, d'oblange.
Ils m'entourent.
Que fltes-Tous alors?
u. d'orlange.
J'étais seul contre dix.
Je pris pourtant un ton 1res ferme, et je leur dis : « Messieurs, que me veut-on? ma bourse? on peut la S'agit-U de mes jours? je saurai les défendre. » [prendre.] Je tire alors ma bourse, et je la jelle en l'air ; Et bientôt je saisis mes armes.
LES CBATEAUX EN ESPAGNE
Les étonne.
Fort bien.
Un moment ils se taisent.
L'un d'eux enfin me dit : « Les braves gens nous plaisent. L'argent, nous le gardons, nous en avons besoin : Hais attaquer vos jours! nous en sommes bien loin. Vene'z, nous vous servons et de guide et d'escorte. » Us m'ont tenu parole, et jusqu'à votre porte Us m'ont suivi ; voilà ce qui m'est arrivé.
Le récit est piquant, on ne peut mieux trouvé.
Monsieur, vous m'avei l'air d'un digne et galant homme ; Et... de grâce, peut-on savoir comme on vous nomme ?
D'Orlange.
M. d'orfeutl.
Bon. Monsieur d'Orlange, allons, venez.
Ma fllle avec plaisir vous verra.
Une seule^ monsieur; c'est toute ma Tamille, Ma seule joie; aussi je l'aime uniquement
Je le crois. Elle est sensible, aimante. Ce sera, je l'espère, une femme cfa^irmante. Il ne m'appartient pas, monsieur, de la louer; Henriette est aimable, il le faut avouer.
Mais ce sera pour vous une peine cruelle, Lorsqu'un jour il faudra que vous vous priviez d'elle ?