‹ ŒuvresChapitre 173 sur 429 · ACTE T, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE T, SCENE X

Sans doute.

M. d'ohfbuil.

Comment doac avez-vous quitté la grande roule?

Voyons ce qu il dira.

H. d'oblange.

J'ai (rouvâ deux chemins.

L'un vraisemblablement conduisait à Moulins, Et l'autre dans un bois d'assez belle apparence. Moi, j'ai toujours aimé les bois de préférenco ; Je choisis celui-ci.

Je m'en sais très bon gré. Dans cette conjoncture Tout est heureux pour moi... jusqu'à mon aventure De voleurs, que je veux vous conter.

Ah 1 fort bien.

Je vois... je ne vois rien; Hais j'entends près de moi . . .

Des voleurs.

Ils accourent!

Et mon valet s'enfuit.

Le poltron I H, d'oblange.

Ils m'entourent.

Que fltes-Tous alors?

u. d'orlange.

J'étais seul contre dix.

Je pris pourtant un ton 1res ferme, et je leur dis : « Messieurs, que me veut-on? ma bourse? on peut la S'agit-U de mes jours? je saurai les défendre. » [prendre.] Je tire alors ma bourse, et je la jelle en l'air ; Et bientôt je saisis mes armes.

LES CBATEAUX EN ESPAGNE

Les étonne.

Fort bien.

Un moment ils se taisent.

L'un d'eux enfin me dit : « Les braves gens nous plaisent. L'argent, nous le gardons, nous en avons besoin : Hais attaquer vos jours! nous en sommes bien loin. Vene'z, nous vous servons et de guide et d'escorte. » Us m'ont tenu parole, et jusqu'à votre porte Us m'ont suivi ; voilà ce qui m'est arrivé.

Le récit est piquant, on ne peut mieux trouvé.

Monsieur, vous m'avei l'air d'un digne et galant homme ; Et... de grâce, peut-on savoir comme on vous nomme ?

D'Orlange.

M. d'orfeutl.

Bon. Monsieur d'Orlange, allons, venez.

Ma fllle avec plaisir vous verra.

Une seule^ monsieur; c'est toute ma Tamille, Ma seule joie; aussi je l'aime uniquement

Je le crois. Elle est sensible, aimante. Ce sera, je l'espère, une femme cfa^irmante. Il ne m'appartient pas, monsieur, de la louer; Henriette est aimable, il le faut avouer.

Mais ce sera pour vous une peine cruelle, Lorsqu'un jour il faudra que vous vous priviez d'elle ?

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