ACTE III, SCÈHS
Non, Toilà le moment. Monsieur veut bien permettre. Venez, vous allea voir quelque chose de beau.
H. DE FLORVILLE, lalnanl mad^inaisfUe d'Orf«uil.
11 n'était pas besoin de sortir du cbàleau.
(il sort a<ec H. d'Orfeuil.) SCÈNE V
MADEMOISELLE D'ORFEUIL, M. D'ORLANGE.
Au Tait, je n'ai rien vu de tout cela : qu'imp5rte!
KADBUOISKLLS D'oHFBUrL.
Pourquoi donc, en ce cas, feignez-vous de la sorte î
J'ai ai peu de moments à passer près de vous ! Et j'irai perdre, moi, des instants aussi doux. . .
H. D OBLAHGB.
Ah ! pardonnez : ce sera la dernière.
J'ai bien vu des ch&teaux pareils à celui-ci. Mais rien de comparable ^ ce qu'on voit ici.
MAOEHOISELLG d'ohPBUIL.
Je croyais que monsieur aimait la promenade.
D'accord; mais tel plaisir est insipide et fade,
Près d'un plaisir plus grand. Je l'aime, j'en convien ;
Hais j'aime encore mieux un touchant entreCien...
Non pas celui d'hier : oubliez-le, de grâce.
Tel qu'un songe léger que le réveil efface :
Car je suis bien chan^ depuis hier.
MADEMOISELLE d'oRPBUIL.
Si tôt? Je ne le croyais pas.
Ah 1 souvent, il ne faut Qu'un instant, qu'un coupd'œl). Une seule étincelle Cause un grand incendie. Hier, mademoiselle, J'étais un voyageur, distrait, toujours errant,
LES CHATEAUX EN ESPAGNE
Eh bien ?
Quelle métamarpliose.
Vient de se faire en molî Je suis... hélas! je n'ose Dire ce que je suis. Si vous pouviez I...
HADEUOISELLB d'oufbuil.
Pardon :
De deviner, monsieur, je n'eus jamais le don.
Mon secret est pourtant bien facile à comprendre.
HADEHOIBELLE d'oBFEDIL.
En ce cas, ce n'est pas à moi qu'il faut l'apprendre ; El quisque vous voulez enfin vous déclarer, Failes-le ; jusque-là, je dois tout ignorer.