‹ ŒuvresChapitre 209 sur 429 · H. DE FL0HV1I.LB · texte numérisé non relu

H. DE FL0HV1I.LB

Fort bien : mais c'est blesser pourtant les droits d'autrui.

M. d'orlange.

Est-ce ma faute à moi si je plais mieux que lui ?

U. DE FLOnVILLE.

Hais ce futur époux se fût montré peut-être.

H. D'OBLANOB.

Tant mieux : j'aurais été charmé de le connaître.

H. DE fLOnVILLE, fugul un gC9t«.

Et... si...?.

H. d'orlange.

Je vous entends : je ne me bats pas mal. Je suis même en état d'épargner mon rival ; Je ne le tuerais point.

H. DE FLOHVILLB.

Vous êtes bien honnête :

S'il vous tuait ?

M. d'orlange.

Eh bien, si le destin m'apprête Une si belle mort, soit, je m'y dévoûrai.

m LES CHATEAUX BN ESPAGNE.

HoDsieur ; par deux beaux yeux heureux d'être pleuré !

Hais c'est mal ft propos s'inquiéter sans doute.

C'est mettre tout su pis ; car je veux qu'il m'eu coûte

Une blessure ou deux : je ne m'en plaindrai pas,

Et ma blessure même a pour moi mille appas.

Lentement du château je rexagne la porte ;

Ou, si je ne le puis, mon valel m'y rapporte.

Lorsque l'on est blessé, qu'on est intéressant !

Peut-être... le beau sexe est si compatissant !

De sa main... pourquoi non 7 jadis les demoiselles

Soignaient les chevaliers qui se battaient pour elles.

Mon Henriette est tendre ! oui, le matin, le soir.

Auprès de son malade elle viendra s'asseoir.

Bayard fut, comme moi, blessé, malade à Bresse :

Hats Bayard près de lui n'avait point sa maltresse.

La mienne à mon chevet s'établira : je croi

Qu'elle fera monter son clavecin chez moi.

Tantôt d'un roman tendre elle Tait la lecture,

El nous nous retrouvons dans plus d'une peinture.

Un jour. . il m'en souvient, en un endroit charmanl,

Ha lectrice s'arrête involontairement.

Pousse un soupir, sur moi jette à la dérobée

Un regard I... de ses yeux une larme est tombée.

Ah i si je suis malade, elle n'est guère mieux ;

Et mon état, vraiment, est si délicieux,

Que je voudrais, je crois, ne guérir de ma vie.

H. DE FLOHVILLE.

D'être malade ainsi vous donneriez l'envie.

Vous voyez l'avenir comme on voit le passé.

Hais quoi I si par malheur vous n'étiez pas blessé T

H. d'ohpeuil.

Bon I rien de tout ceci n'arrivera peut-être; Et ce futur époux est bien loin de paraître. Hais de votre dépari je suis très amigé ; Car vous m'êt«s si cher I...

M. DE FLORVILLE

Je vous suis obligé.

Je vais prendre ft l'instant congé...

De mon beau-père î

H. DE FLORVILLE

Oui, monsieur.

H. D'OHLAHCE.

Nous pourrons nous retrouver, j'espère, Quelque part... dans l'Europe, en un mot, nous revoir.

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