‹ ŒuvresChapitre 22 sur 429 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

Du ton dont tu le dis, en effet je le crois. Quelle est donc la personne?

FLOBIHOND.

Elle a nom Éliante.

C'est une veuve anglaise, une Temme charmante : Je ne vous parle pas de sa rare beauté, Encor moins de ses biens et de sa qualité, Quoiqu'elle soit pourtant et noble, et riclie, et belle. Mais, je vous l'avoûrai, ce çfue j'admire en elle. Ce sont des qualités d'un bien plus digne prix. Pour les frivolités c'est ce noble mépris, C'est ce rare talent, le grand art de se taire, Sa fierté même; enfin c'est tout son caractère.

U, DOLBAN.

Comment peux-tu si bien la connaîtra en un jour?

FLOaiMOHD,

Hais elle a fait à Brest un assez Ions séjour. Quelque temps, il est vrai, je la perdis de vue ; Hais j'en fais en ce lieu la rencontre imprévue. Et mon cœur, dégagé de cette Léon or, La trouve ici plus belle et plus aimable encor.

H. DOLBAN.

Elle est riche ?

FLOBIMOND.

Très-riche.

M, DOLBAN,

Et de haute naissance ?

FLOEIHOND.

Oh 1 très-haute.

M. DOLBAN.

En effet, une telle alliance He semble... Écoute: il faut ne rien faire à demi. L'ambassadeur de Londre est mon meilleur ami ; Je vais le consulter : et si le témoignage Qu'il rendra d'Ëlîante est à son avantage, Je reviens à l'instant, et demande sa main.

FLOBIHOND.

Oui, mon oncle, et plutdt aujourd'hui que demain.

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