‹ ŒuvresChapitre 240 sur 429 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

H. DUBHIAGË, CHARLE.

Monsieur... certainement...

Mais qui n'aurait pour vous le même empressement?

H. DDBHIAGE.

Oh ! je ne suis pas moins content de ton service, Charle.

Monsieur, je suis peut-être un peu novice?

Non.

CBARLE.

Le désir de plaire est si propre à former! El l'on sert toxy'ours bien ceux que l'on sait aimer.

Chaque mot que tu dis me touche, m'intéresse.

Puissé-je quelque jour gagner voire tendresse 1

U. DUUaiAGE.

Elle t'est bien acquise ; oui... je ne sais pourquoi J'ai vraiment du plaisir à causer avec toi : . Ce n'esl qu'avec foi seul que je suis à mon aise^

Heureux qu'en moi, monsieur, quelque chose vous plaisel

Mon cœur est plein ; il a besoin de s'épancher. Autour de moi j'ai beau jeter les yeux, chercher; Je n'ai pas un ami dans toute la nature. Pour verser dans son sein les peines que j'endure.

Les peines!... quoi, monsieur! vous en auriez?

Hélas 1 Je te parais heureux, et je ne le suis pas.

CHARLE

Cependant...

Seul, diles-TousT

«, DUBRIAGE.

Oui : je suis sohtaire.

Ah ! pourquoi, jeune encore, au moins dans l'âge mûr, Ne faisais-je pas choix d'une Femme !

Il est sûr

Que, pour se préparer une heureuse vieillesse, 11 faut à ces doux noeuds consacrer sa jeunesse.

H. DUBRIAGE.

JeleTois à présent. Je voudrais... vceux tardifs t

(A put.) (HiBl.)

Hélas 1... Vous eûtes donc, monsieur, quelques motifs Pour vous soustraire au joug de l'hymen ?

Oui, sans doute.

J'en eus que je croyais très solides. Écoute : J'avais dans mon commerce un jeune associé ', Par inclination il s'était marié :

Sa femme fit dix ans le tourment de sa vie. Ce tableau, vu de près, me donnait peu d'envie D'en faire autant.

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