SCÈNE V M. DUBRIAGE, MADAME EVRARD, AMBROISE, UURL
Eh bien, qu'est-ce ?
Monsieur, c'est une Jeune fille, Sage, laborieuse et d'honnête famille, Quen ce moment je viens vous présenter...
kCTE III, SCI£NE ^
Mais... pour tous soulager, madame Evrard.
Qui, moi?
Oh ! je n'ai point du toul besoin qu'on me soulage ; On ne craint point encor le travail à mon &go.
De prendre cette fillt
On ne peut s'en passer ; Et dans cette maison, quoi qu'en dise madame. Il Tau t-dibsolu ment une seconde femme.
Pour plus d'une raison. Sans être fort ^éa. Tous deux avons besoin d'être un peu mënagés. Madame Evrard, qui parle, en Était prévenue.
Hoil jamais de ce point je ne suis convenue :
Je vous ai toujours dit : « Attendons, il faut voir. i>
Savais-je, par hasard, qu'elle viendrait ce soirî
AUBHOISE.
Comment l'aurais-je dit? je l'ignorais moi-même. La Grange m'a servi d'une vitesse extrême... Hais qu'elle soit venue un peu plus tôt, plus lard,
(a U. Dubriïge.)
La voici. Vous aurez j'espère, quelque É^rd, Monsieur, pour un sujet qu'en ce logis j'arrête. Quant à madame Evrard, je la crois trop honnête,
(En re^rdant ûiement madaiDï ETnrd.)
Pour me contrarier en cette occasion.
Si d'avance elle eût Tait un peu réflexion...
MADAME EVRARD
Allons, puisqu'à vos vceux il faut loujours souscrire, Pour l'amour de la paix, j'aime mieux ne rien dire-
(A M. Dubriag..)
Amsi, monsieur, voyez...
M. DUBRIAGE.
En effet, je ne vois Nul inconvénient... Allons, je la reçois.
{a pirt.)
Je dois quelques égards à l'un ainsi qu'à l'autre.
C'est mon affaire, au fond, beaucoup moins que la vôtre. Elle est pour vous aider plus que pour me servir. Je crois qu'elle vous peut seconder à ravir.
31 « LE VIEUX CËUBATAlttE.
AUBUOISE i Laim.
Remerciez moDsienr.
LAUHE.
Ah I de toute mon Ame.
Remerciez aussi madame Evrard.
LADRS.
Madame...
MADAME EVRARD
Je vous dispense, moi, de tout remerclmeot.
K. DUBHIAGE.
Cette fiUe paraît assez bien.
Ah! rraiment, Dès qu'Ambroise la donne... !
H. DUBRIAGE.
Allons, allons, ma chère-'.
Instruisez-la tous deux de ce qu'elle doit faire ;
(a part, k lui-nème.)
Et vivons en repos. Je suis tout hors de moi... Cette madame Evrard I... en vérité, je croi...