SCENE V
M. DUBR1A.GE, MADAME ÊVRAHD.
Aiil de grâce, Pexlez'lui doucement : elle est timide.
tIADAKI': iVBABD.
Bon!
H. DUEHIAGK.
Elle paraît sensible.
MADAMK ÉVEAHD.
Eh I qui vous dit que non?...
(Se redouGiBSinl.}
D'ailleurs, à votre avis, suis-je donc si méchanle 1
De la douceur peut-être j'en conviens.
Hais rappelons, nionsieuc, ct^t aiuiafWe entretien. Ces matgchumants qu^allait exprimer votre boucbe...
U DUBRIAGE.
Ce n'est ps seulement sa douceur qui me touche ; C'est qu elle a de la grâce, un choix de tennes pues. Surtout de la sagesse et des principes sûrs.
Oui, je le crois .. Tantôt, ou je me suis trompée, Ou d un grand mouvement votre ârae était frappée.
Celte flile a vraiment un mérite accompli.
Vous ne parlez que d'eUe, et semMoE tout rempb... Un moment vous a-t-il faitperdre la mémoire ■ Des discours de tantât?
U. DUBHIAGE.
Non : pourriez- vous le cioîie?...
Je vous suis attaché... Mais quoi I les mots touchants Decelleenfnnt...
MADAME ÉVRABD,
Encor I c'est se moquer des gens.
H. lUBlliAGB. ' ■
Vous aveif de l'humeur.
ACTB IV, SCÈNE V. - 3Î9
UADAHE ËtRARD.
Oui, je m' impatiente De voir que vous parlez toujours d'une servante.
U. DUBRIAGE.
C'est qu'elle est au-dessas vraiment de son étal; Elle a je ne sais ^nol de dotlx, de délicat. . .
Oh, c'en est trop ! S'il Taiit dire ce que j'en pense, Cette ftUe me blesse, et me déplaît d'av&nce.
Je ne Sais... malselle me déplaît:
Je vous dis nettement la chose comme elle est. Elle n'est bonne à rien d'ailleurs, à rien qat vaille ; Et je crois qu'il vaut mieiiit d'àhord qu'elle s'en aille.
Qu'elle s'en rillle ! Qdl, Laiire î
Moi, point du tout.
M. DUBRIAGE.
Comment 1
Ainsi vous hésitez.
Et vous me préférez la première venue.
Qu'à peine en ce moment vous connaissez de vue I
Non. Mais quoi ! je ne puis chasser ainsi... HADAHF. Evrard:
Fort bien; C'est votre dernier mot î Et moi, voici le mien : Il faut que sur-le-champ l'une de nous deux sorte.
Eh t quoi ? pouvez- vous bien me parler de la sorte ?
Vous-mâme, entre nous deux, pouvez-vous balancer?
.M. liUBItlÀGR:
Hais je puis vous chérir, et ne point la chasser.
MAOAKE EVRARD.
Non, monsieur : chassez Laure, ou bien. ..
îiO . LE VIEUX CELIBATAIRE.
H DUBRIAGK.
Quelle rudesse !
UADAME EVRARD.
Qu'elle sorte, ou je sors.
k. DL'BHIAOE. M colire.
Vous éles la maîtresse; Unis elle restera.
HAUAllK EVRARD.
PUit-il ■>.
U. DUBRIAGB.
Oui, sur ce loo Puisque vous le prenez, je la garde.
Non. J'entends qu'ici Laure demeure.
Si cela voua déplaît, sortez... àla bonne heure : Voilà mon dernier mot.
(n «ri.™ ..«lire.)