‹ ŒuvresChapitre 282 sur 429 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

M. DUBR1A.GE, MADAME ÊVRAHD.

Aiil de grâce, Pexlez'lui doucement : elle est timide.

tIADAKI': iVBABD.

Bon!

H. DUEHIAGK.

Elle paraît sensible.

MADAMK ÉVEAHD.

Eh I qui vous dit que non?...

(Se redouGiBSinl.}

D'ailleurs, à votre avis, suis-je donc si méchanle 1

De la douceur peut-être j'en conviens.

Hais rappelons, nionsieuc, ct^t aiuiafWe entretien. Ces matgchumants qu^allait exprimer votre boucbe...

U DUBRIAGE.

Ce n'est ps seulement sa douceur qui me touche ; C'est qu elle a de la grâce, un choix de tennes pues. Surtout de la sagesse et des principes sûrs.

Oui, je le crois .. Tantôt, ou je me suis trompée, Ou d un grand mouvement votre ârae était frappée.

Celte flile a vraiment un mérite accompli.

Vous ne parlez que d'eUe, et semMoE tout rempb... Un moment vous a-t-il faitperdre la mémoire ■ Des discours de tantât?

U. DUBHIAGE.

Non : pourriez- vous le cioîie?...

Je vous suis attaché... Mais quoi I les mots touchants Decelleenfnnt...

MADAME ÉVRABD,

Encor I c'est se moquer des gens.

H. lUBlliAGB. ' ■

Vous aveif de l'humeur.

ACTB IV, SCÈNE V. - 3Î9

UADAHE ËtRARD.

Oui, je m' impatiente De voir que vous parlez toujours d'une servante.

U. DUBRIAGE.

C'est qu'elle est au-dessas vraiment de son étal; Elle a je ne sais ^nol de dotlx, de délicat. . .

Oh, c'en est trop ! S'il Taiit dire ce que j'en pense, Cette ftUe me blesse, et me déplaît d'av&nce.

Je ne Sais... malselle me déplaît:

Je vous dis nettement la chose comme elle est. Elle n'est bonne à rien d'ailleurs, à rien qat vaille ; Et je crois qu'il vaut mieiiit d'àhord qu'elle s'en aille.

Qu'elle s'en rillle ! Qdl, Laiire î

Moi, point du tout.

M. DUBRIAGE.

Comment 1

Ainsi vous hésitez.

Et vous me préférez la première venue.

Qu'à peine en ce moment vous connaissez de vue I

Non. Mais quoi ! je ne puis chasser ainsi... HADAHF. Evrard:

Fort bien; C'est votre dernier mot î Et moi, voici le mien : Il faut que sur-le-champ l'une de nous deux sorte.

Eh t quoi ? pouvez- vous bien me parler de la sorte ?

Vous-mâme, entre nous deux, pouvez-vous balancer?

.M. liUBItlÀGR:

Hais je puis vous chérir, et ne point la chasser.

MAOAKE EVRARD.

Non, monsieur : chassez Laure, ou bien. ..

îiO . LE VIEUX CELIBATAIRE.

H DUBRIAGK.

Quelle rudesse !

UADAME EVRARD.

Qu'elle sorte, ou je sors.

k. DL'BHIAOE. M colire.

Vous éles la maîtresse; Unis elle restera.

HAUAllK EVRARD.

PUit-il ■>.

U. DUBRIAGB.

Oui, sur ce loo Puisque vous le prenez, je la garde.

Non. J'entends qu'ici Laure demeure.

Si cela voua déplaît, sortez... àla bonne heure : Voilà mon dernier mot.

(n «ri.™ ..«lire.)

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