MŒURS DU JOUR
ou LE BON FRÈRE.
ACTE MËMIBE Li scène, pendant toute la pièce, se puae dans le mCme inlon.
SCÊNË PREMIÈRE.
D'HÉRIGOURT, FLORVÉL.
(Tous d<ui «ont en bottes, et d« I* puure li plui nodeniê ; Flonfl, ping
Jeune, K une nuance de plu) d'uffeclilion.) FLORVEL, perUoI lile, el prononçant i peine.
C'est toi, d'Héricourtî
d'oÉRICOUIIT, Btec iplorab el euniuuice.
Oui.
Si matin I
d'béhicourt.
Si matin?
FLORVKL.
A peine est-il midi.
Qu'importe ?
FLORVEL
Mais enRn...
Hn couùne, à coup sûr, n'est pas encore visible.
35S LBS MIKURS DU JOUR.
D'aÉaiCOURT, ■ouriint.
Non? je l'ai vue.
FLORVEL
Ah, ah 1
d'héricourt.
Ta surprise est risibic.
FLORVEL
Serait-il jour chez elle 1
11 est Jour... àdemi.
Elle est levée?
Ah ! pour toi î
C'est tout simple.
Il se peut bien qu'il meule.
Hais cependant...
d'hËRICOCHT, d'un Kir mysUrieui.
Florvel ! la cousine est charmante.
PLORVKL.
Penses-lu me l'apprendre?
Elle a, parbleu t hien Tait De venir s'installer chez ton père.
FLORVEL
En effet.
Le cher Dirval croyait que sa jeune compagne L'attendrait tristement au fond d'une campagne, Chez ce frère bourru : mais Sophie, un beau jour, Chant;ea contre Paris cet ennuyeux séjour ; Et d'honneuF ! en six mois (n rii.)^ au retour de l'armée, Dirval la trouvera, je pense, un peu formée.
Eh bien I de ses progrès si Dirval est surpris, 11 devra savoir gré du soin qu'on aurapns D'égaver, de former sa femme, en son absence.
Je compte fort peu, moi, sur sa reconnaissance.
L'essentiel, vois-tu? c'est que la femme en ait.
ACTi; I, scÉNi;
J'entends : elle en aura. Ce qui suHout me plaît. C'est que Sophie éUnt chez son oncle, mon père, Qui de banque, d'areent, fait son unique affaire. Où l'on n'entend parler.., intéressants discours! Que de hawise et de baisse, et de ehange et de court; Elle, de tout ce train nullement ne s'occupe.
Elle a, ma Toi, raison ; elle serait bien dupe.
FLORVBL.
Et vive, et gaie, et tendre, elle est toute aux plaisirs ; Aussi nous la servons au gré de ses désirs.
d'héhicoubt.
Quel babil! sais-tu bien que tu te passionnes?
FLOaVEL.
Ehl pourquoi pas, mon cher?
d'héhicourt.
Hais, vraiment, tum'étonnes!
Aurais-tu par hasard, quelques prétentions?
PLOBVEL.
Tu m'étonnes toi-même avec tes questions.
d'héhicourt.
Tu n'es pas, je suppose, amoureux de Sophie?
FLOBVBL.
Et.., quand il serait vrai que j'en aurais envie? Cela serait plaisant, d'honneur!
PLOHVEL.
Plaisant! en quoi?
Ne vas pas l'oublier, mon cher ami, crois-moi.
FLORVEL
Bon... ! tes airs méprisants me mettraient en colère, Si, pour mieux me venger, je n'étais sûr de plaire.
D'HéricourtI veux-tu faire un pari, A qui des deux plus lot la souTEle à son mari? Là, tiens, gageons.
Jamais à coup sûr je ne gage
Tu recules, je vois.
3et tes MŒURS [HJ JOUR.
d'héricouei.
GesBona un Taia langage :
BabiUe, buc«-U>i d'espérances en l'air.
Si cela te suffit.
Soit. Nous verrons, mon cher.
d'hëbicourt.
Tu parles du mari : c'est bien plutdt le frère Qui nous la sourûeca.
FLOHVEL.
- formont î
d'héricourt.
Ëhl oui.
En emmenant Sophi
J'espère que, sans ell
Fort bien! moi, de si Ni seul. Vois, de son Depuis quinze grand:
Que des champs, 'dii C'est sa sœur, après t Qu'il ne la persuade, et qu^ né nous l'enlève.
Moi, je te crains beaucoup ; voilà la différence.
FLORVEL
Hai... hai...