SCÈNE IV
Les mêmes, M. HOBAND.
oijjour, mon père.
.la* LES MŒURS DU JOUR.
Ah, ah ! c'est toi 1 bonjour mon cher.
Je vous cherchais...
Eh bien, qu'est-ce, madame Euler?
Votre jeune écolière est-elle un peu savante?
FLORVBL.
Ma foi, savante ou non, ma cousine est charmante.
Elle aura du talent -.
Elle commence...
U. MORAND, avec un gws rire.
Ah, ahl commence, est excellent.
IIADAHE BULEfi.
En quoi?
U. MORAND
Me croyez-vous en beaux-arts si novice T Commencer! avant peu j'entends qu'elle finisse. Voilà six mois entiers : il est bien temps, je crois...
J'entends : vous parlez en maîtresse; C'esttout simple; mais moi... I voua sentez que ma nièce madame Euler, jamais ne sera dans le cas De s'en faire un état.
Non, je ne prévois pas Que ce soit là le sort de ma jeune écolière.
Elle ne serait pas cependant la première Qui, de talents acquis dans le sein des plaisirs, Riche, se promettait de charmer ses loisirs, El que plus d'un revers, que telle circonstance, Ont réduite à s'en faire un moyen d'existence.
Bih I propos de romans ! je ne vois point cela ; Sophie, assurément, n'en sera jamais là.
Je l'espère.
D'ailleurs, tenez, sovone sincères; Toutes ces lecons-là me semblent un peu chères.
UADAME KULCH, Bieca«rlè.
Dès ce moment, monsieur, je n'accepte plus rien. Mon talent, je l'avoue, est mon unique bien: Je vis de mon travail, et je m'en glorifie, (lais ma tendre amitié pour la jeune Sophie, Près d'elle un logement, la saliàfaction, De concourir peut-être à son instruction. Surtout sa confiance et l'espoir de lui plaire ', llsufQt: je n'ai pas besoin d'autre salaire.
(Elle sort aitc uns lorte de dignité ttempt« d'afffcUtiiin.. SCÈNE V
m. HOBAND, FLORVEL.
H. HOn.VND.
Celte femme a du bon.
Oui, de ne cofiler rien,
)t. UOHAND.
Obi je la garderai.
Parbleu ! je le crois bien.
Hais elle est un peu prude, et vraiment singulière ; On n'en voit plus : ma foi, ce sera la dernière.
Des mœurs? eh ! mais, sans vanité.
Moi, je suis le Caton de ma société.
Oui, d'honneur !... Mais, àpropos, j'esp6re Que vous m'allez donner un peu d'argent, mon père.
De l'argent, dites- vous ?
»fl« LES MŒUHS DU JOUR.
Vous badinez ; Et ces douze cents francs que je vous ai donnés L'autre jour... î
L'autre jour? c'était l'autre aemaîno.
M. UOR\ND.
Soit. Qu'en aveï-voua fait?
FLORVEL
Je m'en souviens à peine :
Ils sont déjà bien loin.
Tant pis pour vous alors ; Car je n'ai plus d'argent. 11 faudrait des trésors Pour fournir, chaque jour, à ces folles dépenses.
Non pas poui Eh! qui pourrait vous suii
Qui, vous, mon père : eh ! oui : ce train dont vous parlai, Vons m'en donnez l'exemple, et je le suis,
Vous vous enrichissez avec une vilâBSC... !
A nous faire plaisir -. moi, qui suis prompt aussi,
Je dépense, à mon tour, très vite. Dieu merci.
Allons! vous ruiner!
(Ep0m3.nl»» père.)
Pourquoi?-pour cent louis... que vous m'allez donner!
Que le fripon sait bien le chemin de ma bourse ! Eh ! tiens, prends.
FLORVEL
Allons donc... Voici pour nntre course