‹ ŒuvresChapitre 316 sur 429 · FORMONT, K..I · texte numérisé non relu

FORMONT, K..I

De la part d'une sœur, un rien nous intéresse. Ce peu de mots, surtout ce regard de tendresse, M'ont ému, je l'avoue : oui, je ui toucherai ; A ma chère campagne enfin je larendrai. J'arracherai ma sœur k ce monde frivole, Qui séduit un moment, dont l'aspect me désole. Que d'écueils, de périls I quel air pour la vertu !

(U regarde par 1> fcnélr»)

Les voilà donc sortis !... Ma Sophie, où vas-tu ? y SCÈNE X

FC«MONT, FRANÇOIS.

Hais elle va, monsieur, partout où l'on s'amuse.

FOKHOMT.

Ah, ah ! c'est vous, François !

FRANÇOIS

Je vous fais bien excuse.

D'entrer...

FOHHONT.

Madame Eulerest-ellede retour?

FRANÇOIS

Plia encore.

37* L!:s MCEUiis nu jorn.

FORMONT

Tant pis.

Elle va Taire un lour.

Et rentrera bientôt ; car elle vient sans cesse, l.e tout par amitié pour ma jeune maîtresse.

FORMONT

Ah ! oui ; je suis charmé qu'elle demeure ici.

FRir-çois.

Mais madame Verseuil y vient souvent aussi. Par malheur.

FOBMONT.

Oui, snns doute.

ÉI quelle différence I...

ka moins, madame Euler u bien la préférence : Sophie, assurément, sait distinguer...

FRANÇOIS

C'est vrai ; Mais, dés qu'elle voit l'autre, elle a le cœur tout gai ; Car l'utile est souvent quitté pour l'agréable. C'est comme d'Hëncourt, qui paraît plus aimable...

FOHUONT.

Aimable î lui.

Ma foi, je ne sais pas s'il l'est; Mais ce (jue je sais bien, voyei-vous ï c'est qu'il plaît, Etaue si, par hasard, une seule journée Il sabsenle, madame en est tout étonnée.

Se peut-il ?

FRANÇOIS

Il n'est pas jusqu'à monsieur Plorvcl, Qui ne lui plaise aussi.

Rien n'est plus naturel ; Un cousin ..

Le cousin aime fort sa cousine.

Il s'empresse autour d'elle, il folâtre, il badine : Ils sont ainsi, monsienr, un tas de jeunes fous, Qui semblent à leur aise, ici, tout comme vous.

Qu'entends-je ? est-il possible ?

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