ACTE t, SCÈNE X
I^h 1 oui ; Dieu me pardonne I
Je croîs voir un essaim de frelons, qui bouroonne Pour tflcher d'attraper quelques rayons de miel ; Et vraiment, il faudrait une grftce'du ciel...
J'ai loujoura dit dans le Tond de mon àme : t Ce Paris ne vaut rien pour une jeune dame. »
FORMOKI, à psM.
Le bonhomme a raison.
FRANÇOIS
Il est fdcheui, ma foi.
Qu'elle ait quitta vos champs.
FORMONT
Oui ; mois bientôt, je croi, Nous allons tous les deux eu reprendre la route.
[fihnçots.
Vous crovei 7
POHUONT.
Je l'espère.
FRANÇOIS
Et moi, monsieur, j'en doute :
Elle nime lant Paris!
Elle a de la raison.
FRANÇOIS
La raison est un fruit de l'arriëre-saison.
FOBMONT.
Ailes, on le recueille à tout âge ; Sophie..., C'est te meilleur garant sur lequel jc me fie, Aime bien son mari, j'en fus toujours témoin.
fhançois.
D'accord. Mata ce mari, monsieur, il est si lom I
François 1
Monsieur ?
FORUONT.
Parles de cette sœur rhôrie Avec ménagement, respect, je vous en prie.
FBANÇOIS.
Pardon, si quelque mot m'est échappé, monsieur .. J'honore, je chéris madame votre sœur ;
?.TIi LES IHEURS DD JOUR.
Et plus que moi personne ici ne la respecle.
(il sort ?n secDosnl U t«le.}
SCÈNK XI
FOR MONT, «ui.
Sa fianchiae, après tout, na peut m'CIre suspecte ;
Elle me rend service : oui, j'ouvre cnQn les jeux.
Il faut plus que jamais Tarracher de ces lieux :
H&loiis-Dous ;le danger n'est que trop véritable.
D'Hériuourt à ma sœur peut bien paraître aimalile;
Et madame Verseuil encor lui sert d'appui.
Mais n'importe : j'aurai contre elle et contre lui
L'excellent naturel de Sophie elle-même,
La sage et douce Ëulcr, ^uila protège et l'aime,
L'amitié, la nature, et l'intérêt puissant
Dune sœur qui m'est chère, et d'un époux absent.