‹ ŒuvresChapitre 323 sur 429 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FORMOrST, MADAME EULER.

11 faut absolumenl que je vous ciilrcticnne Sur celle jeune sœur, yolie amie el la mienne.

UAOAUK eULKB.

Mon amie, en effet : et je m'en fuis honneur.

Ah ! c'e^t pour ma Sophie un bien plus grand bonheur, Pourvu qu'elle la Rejitc, et (ju'ellc rapprâcic. De tout mon cœnr d'abord je vous en romcrcîr.

HADAUE EULER.

Je vous ai dit comment ce hasard, si falal,

Qui nous Tait tour à tour tant de bien, tant de mal,

Mo fit voir votre sœur, et, par son entremise,

Obtenir de son oncle, en un moment de crise,

Un service, peut-Ctrc à rendre fort aisé,

Hais qu'à la pitié seule il avait refuse ;

Je TOUS laisse à penser combien clic m'est chère,

Et si je vois en elle une simple étrangère I

FOKHONT.

Je l'en aime encor mieux pour ce bon procédé :

Hais vous l'exasérez, j'en suis persuadé,

Pour rabaisser les soins que vous avez pris d'elle.

Non, ma reconnaissance est jusic et naturelle. Je n'avais qu'un moyen de la lui témoigner ; Je l'olft'is, trop heureuse, au moins, de lui donner Des leçons de dessin, seul trésor qui me reste t Votre sœur accepta cette offre bien modeste, Hais à condition qu'on y mettrait un prix ; Je l'acceptai.

Du moins, dans ce fatal Paris, Vous êtes auprès d'elle, il suffit ; je re!;pirc.

UAOAUK ELLEn.

Quel alentour, d'ailleurs I quelle crainte il m'inspire 1 Sophie est si crédule !... et, par exemple, un trait Que je ne puis vous taire...

Que votre aimable sœur me pria do lui faire : Hoi, pour qui c'est toujours un bonheur de lui plaire, J'ï consentis, croyant que ce gage si doux lîlait tout simplement pour Uirval ou pour vous.

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