‹ ŒuvresChapitre 328 sur 429 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MADAME DIRVAL. D'HÉRICOURT.

d'hSRICOUKT, luivaDt des yeui madune Eid«r.

Allons, je suis content.

Bonne madame Eulcrt en cette circonstance, Je m'attendais vraiment à plus de résistance, Pour ce portrait si cher, et qui m'est destiné.

uadaue d[rval.

Doucement : ce portrait n'est pas encor donné.

Voulez-vous rétracter la parole charmante? Se peut-il i^ue déjà votre cœur se démente? Cela m'afQigerait, et ne serait pas bien. Vous me l'avez promis, ce portrait.

KADAXB DiaVAL.

J'en convien.

Hais qnoi? cette promesse, assurément sincère, Est de ma part, monsieur, peut-être un peu légère.

d'hébicouri.

En quoi donc?

ACIE II, ECKSE X.

HADAHE DIBVAL.

Mon portrait...! ai j'ai suivi d'abord Un premier mouvement, je crains d'avoir eu tort.

Comment?... celle faveur est bien intéressante. Oui ; mais il n'en est point qui soil plus innocente. Scriez-vous donc pour moi généreuse à moitié?

MADAUE DIRVAL.

En effet... c'est un don de la simple amitié; Mais vous...?

d'héricourt.

C'est l'a mit ië qui le reçoit, sans doute.

Je vous crois lorsque je vous écoute : Mais... votre attachement est-il bien vrai, bien pur?

D'BÉRICOCIir.

L'objet qui l'a fait naître en est un garant sûr. Je n ai jamais aimé comme en ce moment j'aime.

Comme... en ce moment...?.

Non... je ne suis plus le même.

Je ne prends goût à rien, je ne vais nulle part : Si dans quelque maison je parais, par hasard, J'y suis distrait, rêveur : chacun me fait la guerre. Et les femmes surtout... ; il ne m'importe guère. Mes amis même ont fait des efforts superflus Pour dissiper... Enfin je ne me connais plus; Je ne sais... qu'est-ce donc «jue cela signifie? Me l'expliquerez- vous, trop aimable Sophie ?

Page 1