‹ ŒuvresChapitre 39 sur 429 · ÉLIANTE, LISETTE · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, LISETTE

LISETTE

[In si prompt Changement a lieu de me surprendre. Madame ; pardonnez... Hais ne pourrais-je apprendre La cause du chagrin, du trouble ou je vous toi ?

ÉLIAHTK.uiie JettreàUmsin, tris É mue.

Je ne veux plus jamais croire à la bonne foi.

Vous avez lu vingt fois et relu cette lettre

Qu'à l'instant en vos mains l'hAte vient de remettre :

C'est elle qui, sans doute, a causé tout le mal.

Il est trop vrai, Lisette ; et ce courrier fatal M'apprend de Klorïmond l'action la plus noire. A Brest, au premier Jour, aurais-tu pu le croire ï Il va se marier, et le contrat est fait.

LISETTE

Qu'en tends-je? I7n trait pareil est bien noir en effet.

Essuja-t-on jamais un plus sensible outrage ? Oui, j'en pleure à la fois et de honte et de rage.

LISETTE

Madame, trêve, en grâce, à ce trouble mortel.

ie ne puis un moment rester en cet hôtel. Hélastmoi, je croyais que cette impatience... Ehl qui n'eût, à ma place, eu mâme confiance? Qui n aurait cru de même à cette TÎve ardeur, A ces transports brûlants ?... Je vantais sa candeur !

LISETTE

Madame, tout cela meparaU impossible.

ÉLIANTE

Ce qui porte li mon coeur le coup le plus sensible.

Page 1