‹ ŒuvresChapitre 418 sur 429 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FLORIHEL, MADEMOISELLE DOLBAN.

,Ïo"',"."Ïl Oui, ma sœur, auv voleurs il croit pieusement.

UÀDEHOISELLE DOLBAN.

C'est toi plutôt qui crois cela tout bonnement ; Hais, moi, je t'avertis qu'il Tait semblant de croire. Et ne croit rien du tout.

Fort bien I plaisante Msloîre !

11 a l'air ingénu; mais je l'observe, moi.

Et je te réponds bien qu'il est plus fin que loi.

FLORIHEL.

Ëlise est amusante, il Tant que j'en convienne.

MADEMOISELLE DOLBAN.

n parait votre dupe, et vous êtes la sienne.

Nous, dupes de Raimond ? eh I va, je te promets Qu'il sera plus facile à tromper que jamais.

Allons, tu ne veun pas...

FLORIHEL.

Entre nous, il te traite Assez légèrement, c'est-à-dire, en soubrette ; Voilà ce qui te fâche.

MADRUOISELLE DOLBAN.

11 m'intéresse peu:

Cette Eusébie aussi cache Tort bien son jeu.

FLORIHEL.

Voilà ce qui te tient encor, la jalousie.

BABEMOISELLE DOLBAN (affecUnt de lourire).

La jalousie ? ah ! ah I la bonne fanlaisie 1

FLOHIHEL.

Oui, parce que Raimond lui fait des jeux très doux ; Mais elle s'en amuse.

HADEUOISBLLE DOLBAN.

Ou plutôt de VOUS tous.

La scène de tantôt...

N'était qu'un hadinage.

Et son air langoureux ?

FLORIHEL.

Bon I c'est son personnage.

Mais ce n'est pas cela dont il est question : C'est ici que je vais le mettre en laclion.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Courage 1

Il est déjà fatigué de sa route ; 11 va se reposer fort joliment.

HADEKOESELLE DOLBAN.

Sans doute ; Mais tu verras...

Elle se croit malade.

FLOHIHEL.

Oui?

UADEHOISELLB DOLBAN.

Raimond le lui dit.

Il la met au régime.

La preuve est admirable ! Eh I mais, il est certain Que ce jeune Raimond est fort bon médecin. Mon oncle en est très sûr ; et puis, ma pauvre mère, Tu le sais, est un peu malade imaginaire.

Je sors.

FLORIHEL.

Adieu, belle incrédule !

Qu'elle est simple, ma sœur! Raimond malio, plaisant! Ahl le pauvre garçon ! il est bien innocent I

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