SCÈNE PREMIÈRE
FLORIHEL, MADEMOISELLE DOLBAN.
,Ïo"',"."Ïl Oui, ma sœur, auv voleurs il croit pieusement.
UÀDEHOISELLE DOLBAN.
C'est toi plutôt qui crois cela tout bonnement ; Hais, moi, je t'avertis qu'il Tait semblant de croire. Et ne croit rien du tout.
Fort bien I plaisante Msloîre !
11 a l'air ingénu; mais je l'observe, moi.
Et je te réponds bien qu'il est plus fin que loi.
FLORIHEL.
Ëlise est amusante, il Tant que j'en convienne.
MADEMOISELLE DOLBAN.
n parait votre dupe, et vous êtes la sienne.
Nous, dupes de Raimond ? eh I va, je te promets Qu'il sera plus facile à tromper que jamais.
Allons, tu ne veun pas...
FLORIHEL.
Entre nous, il te traite Assez légèrement, c'est-à-dire, en soubrette ; Voilà ce qui te fâche.
MADRUOISELLE DOLBAN.
11 m'intéresse peu:
Cette Eusébie aussi cache Tort bien son jeu.
FLORIHEL.
Voilà ce qui te tient encor, la jalousie.
BABEMOISELLE DOLBAN (affecUnt de lourire).
La jalousie ? ah ! ah I la bonne fanlaisie 1
FLOHIHEL.
Oui, parce que Raimond lui fait des jeux très doux ; Mais elle s'en amuse.
HADEUOISBLLE DOLBAN.
Ou plutôt de VOUS tous.
La scène de tantôt...
N'était qu'un hadinage.
Et son air langoureux ?
FLORIHEL.
Bon I c'est son personnage.
Mais ce n'est pas cela dont il est question : C'est ici que je vais le mettre en laclion.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Courage 1
Il est déjà fatigué de sa route ; 11 va se reposer fort joliment.
HADEKOESELLE DOLBAN.
Sans doute ; Mais tu verras...
Elle se croit malade.
FLOHIHEL.
Oui?
UADEHOISELLB DOLBAN.
Raimond le lui dit.
Il la met au régime.
La preuve est admirable ! Eh I mais, il est certain Que ce jeune Raimond est fort bon médecin. Mon oncle en est très sûr ; et puis, ma pauvre mère, Tu le sais, est un peu malade imaginaire.
Je sors.
FLORIHEL.
Adieu, belle incrédule !
Qu'elle est simple, ma sœur! Raimond malio, plaisant! Ahl le pauvre garçon ! il est bien innocent I