SCENE V RAIMOND, GÉLON
GËLON (nlT^etc l'acceni illemnnil).
Ami.
RArUOMD (d'nsseï mauxiise humeur).
Qui donc, l'omi ?
GÉLON
Bon Dieu 1 C'est moi, le voyageur.
HAIMOND (à part).
Que le diable t'emporic !
GÉLOK.
C'est VOUS, monsieur Raimond?
Oui. Courir de la sort«, La nuit I
GÉLON
Il me suffit d'une heure de sommeil.
RAIMOND
D'une heure î
GÉLON
Qui? moi?
Cher Monsieur I Je désire Vous conBer tout bas un secret important.
MALICE POUR MALICE
HAIHOND.
A TOUS : Toici l'instiint.
Mon cher Raimond, il Taut qu'enfin je vous apprenne—
HAIMOND.
Quoi donc ?
GÉLON
J'ai peur qu'ici quelqu'un n» nous surprenne. Eh I tout le monâe dorL
GÉLON
Cher MonsieurI mon état N'esl pas d'ëlre marchand, mais bien plutdl soldat.
Vous serez surpris, en apprenant quel homme Est ici devant TOUS, et comment je me nomme.
RAIHOND.
Parlez donc.
GÉLON (d'uD Ion f iDphatique ■]
Ce pacha qui naquit dans Widdin, Qui prit, en un seul jour, Andrinople et Semlin ; Qui, nouveau Uilhridale, honorant ses retraites. En victoires souvent a changé ses défaites, A manqué renverser tout l'Empire Ottoman, Et jusqu'en son harem, fait trembler le Sultan...
RAIMOND
Après ceshautsexploits, quel grand nom dois-je attendre?
Un nom plus grand qu'eux tous, et qui Tavoussuprendre, Passwan-Oglo» I
RAIMOND
Grand Dieu!
GÉLON
Vous eies, je conçoi, Étonné de me voir en France; écoulez-moi.
J'écoute.
GÉLON
Mon histoire est des plus singulières.
Les armes, vous savez, ami, sont journalières ; Un jour mon aile gauche, à l'aspect d'un Pacha, Courut sous ses drapeaux, et contre moi marcha ;