‹ ŒuvresChapitre 58 sur 429 · II. DE PLINVILLE · texte numérisé non relu

II. DE PLINVILLE

(Ea rianl.) (A Ho«.)

Ah ! la flotte 1 il est gai. Te voilà toute sotte !

HOSE.

J'en pleurerais.

Ha femme a de fâcheux instans...

Heureusement cela ne dure pas longtemps.

BOBE.

Hais cela recommence.

M. DB PLINVILLE.

Elle crie, elle Kronde ; Uais c'est la femme, au fond, la meilleure du monde.

Ha femme a la migraine; et l'on n'est pas d'bumeur, Quand on souffre... D'ailleurs le temps, je crois, se [brouille :

Regarde.

Vous riez si Lien lorsqu'on se mouille I L'autre jour encore. . .

U. DE PLINVILLE.

Oui ; mais un temps pluvieux Nuirait à ma santé.

Oui, vraiment, à merveille.

Je me sens chaçiue jour mieux portant que la veille, Et je vois revenir les forces, l'appàtit.

s aviiz été bien malade.

Vous en douteriez?

M. DE FLINVILLB.

Noa ; mais, vois-tu, chère Rose, D'honneur ! je n'ai pas, moi, senti la moindre chose. J'étais ddiis un profond cl morne accablement, Mais qui ne me faisait souffrir aucunement.

Ab! ah!

Noire machine alors est engourdie, Et c'est un vrai sommeil que cette maladie ; Hais, en revanche aussi, que le réveil est doux ! Nous renaissons alors, et le monde avec nous. Vous vivez par instinct; moi, je sens que j'existe. J'éprouve une langueur, mais elle n'est point triste ; Et ma faiblesse mCme est une volupté Dont on n'a pas d'idée en parfaite santé. La santé peut paraître, à la longue, un peu fade ; Il faut, pour la sentir, avoir été malade : Je voudrais qu'à ton tour tu pusses l'être aussi, Et tu verrais toi-même. ,.

ItOSE.

Ab I monsieur, grand merci !

Tomber malade, moi 1

M. DE PLINVILLE.

Ce serait bien dommage!

ROSE

Et puis, si je mourais ?

Bon 1 meurt-on à ton âge 7

Tu me vois!...

KOSE.

Vous vivez, nous sommes tous contents; Hais, monsieur, je m'ariÊte en ce lieu trop longtemps : Je m'en vais, de ce pas, treuver mademoiselle ; Car le moins que je puis je me sépare d'elle.

U. DR PLINVILLR.

C'est bien fait.

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