‹ ŒuvresChapitre 64 sur 429 · II. DE MOBINVAL · texte numérisé non relu

II. DE MOBINVAL

Puis-je oublier encor cet accident funeste Qui me priva d'un frère, hélas I que j'adorais?

H. DE PLINVILLE.

Je vous en tiendrai lieu.

H. DE MORINVAL.

Puis-, quatre mois après.

Je devins veuf. Des lors, isolé, sans famille...

M. DE PLINVILLE.

Mais, si vous n'étiez veuf, vous n'auriez pas ma fllte.

M. DE HORINVAL.

Je l'avoue.

U. DE PLINVILLE.

1 nièce a désiré

oins l'bïmea fût différé.

Et pourquoi donc?

H. DE PLINVILLE.

Sa sœur en ces lieux doit se rendre Dans huit jours : je ne puis m'empËcher de l'attendre.

Mais elle ne devait pas yenir.

U. DE PLIMVILLK.

11 est vrai ; Elle a changé d'avis.

H. DE HORINVAL.

Mon ami, ce délai N'est point naturel.

M. DE PLINVILLE.

Boni

H. DE XORINVAL.

Je crains quelque mystère.

H. DE PLINVILLE.

k l'autre I

H. DE HOainVAL.

J'ai, je crois, le malheur de déplaire A votre nièce.

Ehl mais, vous êtes singulier; Ha nièce fait de vous un cas particulier. Et d'ailleurs il suffit que ma fille vous aime.

u. DE MOniNVAL.

Mais ètes-vous bien sOr qu'Angélique elle-même. .. ? Ehl puisqu'elle consent à vous donner sa main...

u. DE MOKINVAL.

J'ai peur qu'elle ne forme à regret cet hjmen.

M. DE PLINVILLE.

Vos fraveura, entre nous, ne sont pas raisonnables.

M. DE HoniNVAL.

Si fait : je ne suis point de ces gens fort aimables : le ne suis plus très jeune.

M. DE PLINVILLE.

Avez- VOUS cinquante ans?

E!i bien, ce n'est plus le prinlemp?, Mais ce n'est pas l'hiver. Ma fille est douce et sage ; Elle aimera bien mieux un époux de votre Age.

Je ne sais :... cependant elle me parle peu.

U. DE PLIHVILLE.

Elle n'est point parleuse, et j'en rends grâce à Dieu.

M. DE KORINVAL.

le ne lui trouve pas cet air satisrait, tendre. . .

Ecoutez ; à notre flee, il ne Taul pas s'attendre A des transports d amour...

¥. DE UORINVAL.

Non, mais...

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