‹ ŒuvresChapitre 67 sur 429 · ACTE II, SCÈKE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈKE II

Déguisé ? point du tout.

H&DAUE DE BOSELLE.

Par quelle fantaisie Avez-Toua accepté cet emploi, je vous prie?

H. BELFORT

Mais, par nécessité.

Vous plaisantez, comment?

Votre père a du bien t

Allons : dispensez-n

Vous voyez que je s

M. BBLFOfiT.

Je vois que vous savez très peu de chose, ou rien.

Oui dà ! vous me piquez. Eh bien, voulez-vous faire Entre nous un accord qui ne peut voua déplaire? Je vais vous dire encor quelque chose en secret : Si je me trompe, h vous permis d'être discret; Vous ne m'avouerez rien. Hais si, paraventure, Je ne vous dis ici que ta vérité pure. Alors, promèttez-moi de ne me rien cacher : Il faut y consentir, ou vous m'allez ftcher.

H. BELFORT

Eh bien I j'en cours le risque, et j'y consens, madame. .

MADAME DE KOSELLE.

Voici donc mon secret : c'est qu'au fond de votre âme Vous aimez ma cousine, et que vous combattez En vainun sentiment...

M. BELFOHT.

Ah! madame, arrêtez :

Comment avez-vous pu deviner que je l'aime, Tandis que je voulais le cacher à moi-même ? :elle.

7 s l'optimiste.

H, BELFOUT.

Ah ! Dieu I vous me faites trembleF.

Ce secret qu'en mon cœur vous venez de surprendre, Gardez-le-moi, du moins. Je vais tout vous apprendre, Madame ; vos bontés ont su m'encourager : Vous lirez dans mon cœur, et vous m'allez juger. Vos conseils guideront mon inexpérience : Ne vous offensez pas de tant de confiance.

hadâhb de bosellb.

M'en offenser, monsieur! moi qui veux l'obtenir î Non, en me l'accordant, vous me ferez plaisir. Mais quoi ! si vous voulez qu'en ceci je vous serve, 11 faudra me parler franchement, sans réserve. On TOUS nomme ?

H. BELFOBT.

Dorme uil.

HADAME DE HOSBLLE.

DormeuiH ebl mais, je crois Que nous avons beaucoup de Dormeuîl en Artois.

J'en suis.

Bon ! en ce cas, je connais votre péce, Je l'ai vu fort souvent. C'est un bon militaire, fort estimé, rempli de courage et d'honneur; Mais il aime le jeu, dit-on, à la fureur ; Et cette passion, aujourd'hui trop commune, A dérangé, je crois, tout à fait sa fortune.

M. BELFoar.

11 est vrai : vous savez d'où vient tout mon malheur ; Un père que j'adore en est le seul auteur. Je sais qu'il m'aime au fond, et je lui rends justice. It m'avait, jeune eucor, fait entrer au service; Hais, privé de secours, y pouvais-je rester 1 Manquant de tout, madame, il m'a fallu quitter; J'ai fui. J'ai crû devoir, honteux de ma misèri'. Déguiser ma naissance el le nom de mon père : Je vins ici ; mon cceur y perdit son repos. Et c'est là le dernier, le plus grand de mes maux.

s fait connaître

Ah 1 jamais I Moi, le laisser paraître I Hasarder un aveu ! j'étais loin d'j penser ;

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