SCENE PREMIÈRE
M. BELFORT, «ui.
Que mon sort est cruel I Que de maux j'ai soufferls! L'avenir m'eD prépare encor de plus amers. Non , je ne puis jamais êlre heureun ni tranquille. Ah I je devrais quitter ce dangereux asile ; Je le veui, et pourtant j'y reste malgré moi.
UADAHB DE BOSELLE, H. BELFORT.
MADAUE DE BOSELLE, de loin, à^art.
Il doit 6tre en ces lieux. Oui, c'est lui que je voi ; Profitons du moment. Avec un peu d'adresse. De ses secrets bientôt je me rendrai maltresse. A son âge on est franc, facile à pénétrer.
(But, 1 Bdfart.)
Ah I je n'espérais pas ici vous rencontrer. Monsieur Kelfort
K. BBLFOBT.
Hadtimel...
MADAUE DE nOSELLE.
Excusez, je tous prie ; Je trouble quelque douce et tendre rêverie?
Vous m'honorez beaucoup en ddgnant ta troubler.
UADAME DE HOSELLE.
Moi, je serai fort aise aussi dévoua parler. Soyez persuadé qu'à vous je m'intéresse : Je vous crois l'ftme honnâte et pleine de noblesse. Vous avez de l'esprit
K. BELFOBT.
Ahl madame I
Je veux Que nous fassions ici connaissance tous deux.
H. BELPOUT.
MBdame, un tel discours et me Qalte et m'oblige.
Oui, je veux tout à fait tous connaître, vous dis-je. Vous pouvez me parler sans nul déguisement. Que faites-TOUs ici? répondez franchement.
H. BELFOBT.
HoîTj'y snis secrétaire, et fort content de l'être.
VoUàtoulT
Voilà tout.
Vous êtes bien le maili'e Ue ne pas m'avouer, monsieur, tous vos secrets : Hais, tenez, je les sais, ou du moins ii peu prés.
Que savez-TOUsî
En vain vous voudriez me taire Que vous n'éles point fait pour être secrétaire.
Sur quoi le jugez-vous?
HÂDAHE DE HOSBLLB.
C'est que j'ai de bons yeux.
Le talent d'observer, et l'esprit curieux. Un geste, un seul regard en dit plus qu'on ne pense. Et puis, quelqu'un peut-être a votre confidence ; On aurait pu savoir par des gens bien instruits...
OfaI non : je réponds bien q Mon père, dans le monde, est
Oui? j'avais donc raison. Ici monsieur se cache; Vous allez admirer ma pénétration :
Vous êtes, je le vois, né de condition.
Qui peut vous avoir dit. .. ? Quelle surprise extrême !