‹ ŒuvresChapitre 94 sur 429 · ACTE 111, SCÈNE IX. IC · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IX. IC

De cet excès d'humeur je ne vois point la cause. Pourquoi donc s'emporter, mon ami, quand on cause î Voua parlez de volcans, de naufrage ..Ehl mon cher. Demeurez en Touraine, et n'allez point sur mer. Sans doute, autant que vous, je déteste la guerre, Hais on s'éclaire enfin, on ne l'aura plus guère. Bien des gens, dites-vous, doivent: sans contredit, Ils ont tort ; mais pourquoi leur a-ton fait crédit 1 L'hymen est sans amour? voyez dans ma Tamille. L'amour n'est nulle part? demandez ft ma fllle- Les femmes sont un peu coquettes; ce n'est rieu, Ce sexe est fait pour plaire ; il s'en acquitte bien. "Tous nos plaisiis sont faux I mais quelquefois, à table. Je vous ai vu ggûter un plaisir véritable . On fait de méchauts vers 7 eh I ne les lisez pas. Il en parult aussi dont je THis très grand cas. On déraisonne ? eh oui, parfois un faux système Nous égare... Entre noua, vous le prouvez vous-même. Calmez donc voire bile, ei croyez qu'en un mol L'homme n'est ni méchant, ni malfkeureux, ni sol.

Fort bien I Cette réponse est très satisfaisante.

Eh ! je ne réponds point, mon ami, je plaisante ; Car, ai je répliquais, nous ne finirions pas, Et ce serait matière à d'éternels débats. Pardon, de disputer vous avez la manie ; Oui, vous semblez goûter une joie infinie A ces tristes tableaux : d'honneur, vous affectez De voir tous les objets par leurs mauvais côtés.

H. DE MonmVAL.

Ah ! j'ai grand tort !...

Peut-être ; oui, celui d'eire extrême.

Et surtout de juger en moi comme un système Ce qui n'est que l'effet d'un heureux naturel, Qu'on peut blâmer, dont, moi, je rends grftces au ciel. Je n'ai point cet esprit de fiel et de critique : Simple, et me piquant peu de vaste politique. Je supporte les maux, je savoure les biens: j'en jouis à la fois pour moi-même et les miens; Car mes soins ne pouvant embrasser tous les hommes. Je tflche, ici du moins, que tous tant que nous sonini Goûtions la paix, i'aisance et le bonheur... ; bonheur Que je trouve surtout dans le fond de mon cœur.

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Eu vérité, voilà, des chasseurs bien hardis !

Comment donc?

Ujvdaue de roselle.

Ils sont là sepl ou hait étourdis Qui ne se gânentpas.

Ayez donc une cliasse !

ils se seront trompés : il J'aut leur fiiire grûce.

Hais allez voir, du moins...

J'avais...; quoique, entre nous, Mon cher, je ne sois point de ces seigneurs jaloux Qui gardent leur gibier comme on Tait sa maîtresse. Je sens très bien qu'il fautexcuser la jeunesse. Qu'un jeune homme, en passant, tirer sur un perdreau .

On ne vient pas tirer & vingt pas d"un château.

Aussi j'y vais mettre ordre. En me voyant paraître, lis seront plus fâchés que moi-même, peut-être.

il. DE MoaiNVAL.

Ne vous exposez pas.

M. DE PLINV1LLE.

A quoi, cher Morinval?

Pourtjuoi donc voulez-vous qu'on me fasse du mal, A moi qui n'en ai fait de ma vie à personne! {a tort.)

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