‹ ŒuvresChapitre 133 sur 202 · SURREY, PEMBROKE, NORTHUMBERLAND, GUILFORT, JANE GRAY · texte numérisé non relu

SURREY, PEMBROKE, NORTHUMBERLAND, GUILFORT, JANE GRAY

(Surrey et Ak autres magistraîs arrivent, suivis des gardes de Marie et d'un greftîev qui doit écrire linterrogatoire ; Norlhumbcrlai d est conduit par des gardes; Surrey s'assied sur un fauteuil, et les six magistrats près de lui ; Guilfort et Northum- Lerlaod sont placés a sa droite, Jane Gray à sa gauche ; Pembroke est debout sur le devant du théâtre ; Alfort, Halifjx. Dorset, quelques gardes, deux officiers inférieurs de la justce, rcotent derrière Surrey.)

S RREY. Illustres accusés , dans ces cruels instants ,

J'accomplis avec peine un devoir trop pénible.

Plût au ciel aujourd'hui qu'il me fût impossible,

Que ma langue glacée et mes sens interdits,

Au moment de parler, troublassent mes esprits! PEMBROKE , à part. Le fourbe ! Je Tai vu demander à la reine

L'injuste droit qui semble ici causer sa peine. SURREY, au greffier.

Que tous les mots par vous à l'instant soient tracés.

( aux accusés. )

Vous , songez qu'ils seront sans retour prononcés.

( à Northumberland. )

Duc de iNorîhumberland , qui , chef de la régence, Du roi , pendant long-temps , avez eu la puissance , Est-il vrai qu'aujourd'hui , méconnaissant les droits D'une reine appelée au trône par les lois ,

De la rébellion répandant les alarmes,

Contre Marie enfin vous avez pris les armes? NORTHUMBEBL. Ce Serait peu pour moi de supporter mon sort,

Sans tenter d'échapper à l'arrêt de ma mort.

La générosité dans Tame de Marie

Pourrait naître peut-être une fois en sa vie ;

Je veux m'en préserver , m'assurer le destin

Qui d'un ambitieux doit signaler la fin.

Oui , c'est moi qui voulais détrôner votre reine :

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