‹ ŒuvresChapitre 134 sur 202 · C-e dessein d'elle seule a mérité la haine · texte numérisé non relu

C-e dessein d'elle seule a mérité la haine

Mais les crimes secrets dont j'ai souillé mes jours

Sont plus dignes encor de la mort où je cours.

Si ma rébellion obtenait sa clémence ,

Je les avouerais tous, pour forcer sa vengeance* GuiLFORT. Non, croyez...

suRREY. Arrêtez ; dans cet instant la loi

Ne permet à chacun que de parler pour soi.

Vous, comte de Guilfort, vous suiviez votre père :

Ce crime toutefois était-il volontaire?

GUILFORT. Qu'importe le secret de mes intentions

Au juge qui ne peut croire qu'aux actions ?

J'ai défendu mon père , et , dans cette journée ,

S'il était criminel, telle est ma destinée. SURREY. Il suffit.

?iORTHUMBERLAND. 0 mOU filS !

SURREY. Vous, fille de nos rois, Du sang dont vous sortez ignoriez- vous les droits, Et vouliez-vous de même en dépouiller la reine?

JANE GRAY. La loi commc mon cœur à mon époux m'enchaine; J'ai suivi ses destins , l'on doit m'y réunir.

GUILFORT. Juste cicl ! elle trompe, elle cherche à mourir; Seule elle s'opposait, vous le savez, mon père...

îNORTHUMBERL. La vcrtu douc aussi donne un grand caractère !

SURREY. Alfort, conduisez-les tous les trois à la Tour. Ils sauront leur arrêt avant la fin du jour.

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