‹ ŒuvresChapitre 149 sur 202 · ALFORT, JANE GRAY, NORTHUMBERLAND · texte numérisé non relu

ALFORT, JANE GRAY, NORTHUMBERLAND

ALFORT , suivi de gardes.

Seigneur.

NORTHUMB. Jc VOUS cntcnds. '

JANE GRAY. Cicl! ô momcut funeste I

Ah! je sens que je perds la force qui me reste. NORTHUMB. Gardctoi de porter trop loin cette douleur j

Va, songe que jamais je n'ai plaint le malheur.

Tu voulais à ton Dieu ramener un coupable :

Si tu pouvais pleurer ce mortel misérable.

Ta sublime vertu perdrait de sa grandeur.

Sais-tu qui me condamne à ce sort plein d'horreur?

C'est l'affreux tribunal des malheureuses ombres

Que ma main entraîna dans les abîmes sombres :

Elles m'attendent là pour prolonger ma mort.

Et de l'instant présent faire à jamais mon sort.

Qu'ai-je dit? Juste ciel ! J'ai donc connu la crainte ,

Et par elle un moment mon ame fut atteinte.

Qu'on me donne la mort! A l'instant de périr,

Ils auront donc appris que je pouvais frémir !

Il sort, el les portes se ferment.)

.TAXE CRAYj seuls. Ail! pour voir sans terreur la fin de cette vie, Sans le secours du ciel à quoi sert le génie? Le courage qu'il faut dans ce moment d'horreur, C'est à la vertu seule à Tinspirer au cœur.

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