ACTE I, SCÈNE VI
Nous excitons en nous ces sombres sentiments Dont en France parto .t l'image est éloignée ; Nous aimons à rêver sur notre destinée. Que la mienne est cruelle ! ah ! je dois le bonheur Que je goûte à présent au plus affreux malheur. Henri , vous que le ciel ne priva pas d'un père, Vous laissez trop long-temps ce vieillard solitaire.
LORD HEKRi. Ah ! croycz que déjà j'ai senti ce remord; Mais j'attends dans ces lieux le bonheur ou la mort.
LA COMTESSE. Lirai-jc dans le cœur de mon aimable amie ? Suis-je encor sa Lucy, comme elle est ma Sophie ?
SOPHIE. En pouvez-vous douter ? Mais de mes jeunes ans Ne cherchez plus en moi les he.<reux sentiments. Je n'ai pas dix-sept ans , et déjà la tristesse Imprime sur mon front les traits de la vieillesse.