ACTE II, SCÈNE II
Quand par aucun espoir elle n'est embellie? Je ne désire rien , et je meurs de douleur : Dieu ! comment pénétrer moi-même dans mon cœur, Dans l'abîme profond où mon secret repose ? Je voudrais l'y chercher, je le veux , et je n'ose. L'on croit , par cet hymen , termiaer mon malheur; Pour changer le destin , il faut changer le cœur. Le mien ne peut aimer : suffit-il qu'Henri m'aime , Pour qu'un semblable nœud soit le bonheur suprême? 0 toi , mon bienfaiteur, l'arbitre de mon sort , Pardonne ; près de toi j'ai désiré la mort. Si par ton souvenir je dois être suivie , Assez et trop long-temps j'ai joui de la vie. Ce tombeau qui m'attend, ces lugubres cyprès. Pourront-ils dans ton cœur rappeler tes regrets? Tu n'as pas deviné quelle était ma pensée , Lorsque dans ce jardin celte urne fut placée. Oamais tu ne m'entends.