‹ ŒuvresChapitre 170 sur 202 · SOPHIE, CÉCILE · texte numérisé non relu

SOPHIE, CÉCILE

SOPHIE. Ah ! c'est toi , mon enfant ?

CÉCILE. Pourquoi donc loin de nous restes-tu maintenant? Mon père est inquiet.

SOPHIE. Ton père?

CÉCILE. Mon amie, 11 redoute pour toi de la mélancolie.

Explique-moi ce mot...

SOPHIE. Puisse ton jeune cœur Ne l'entendre jamais ! Quel regard enchanteur ! Quel charme dans ses traits , image de son père I Cécile , m'aimes-tu? dis...

CÉCILE. Oui, comme ma mère.

SOPHIE. Si je pars ?

CÉCILE. Si tu pars ?

SOPHIE. Souviens- toi de chanter La romance qu'hier je te fis répéter.

CÉCILE, Oui , celle que le soir chaque jour je dois dire ,

Quand dans ce pavillon mon père se retire. SOPHIE. Quand je n'y serai plus; tais-toi jusqu'à ce temps^

CÉCILE. Quoi! tu veux nous quitter?

(Elle pleure.) SOPHIE. Aimables sentimenîs !

Déjà son jeune cœur est digne de son père; Tout le retrace en elle : ah ! combien tu m'es chère ! N'as-tu pas oublié...?

CÉCILE. La romance? à présent Je ne m'en souviens plus. C'est ta faute pourtant; Tu n'as jamais voulu me la faire comprendre ; Et c'est toi qui m'as dit que Ton devait entendre Tout ce qu on apprenait...

SOPHIE. Il faut la retenir.

De grâce , écoute-moi pour t'en bien souvenir.

ROMAINCE.

(Le c?mte entend chanter, et s'arrête pour écouter.)

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