‹ ŒuvresChapitre 182 sur 202 · ACTE m, SCÈ3JE I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈ3JE I

SOPHIE. Eli bien!

LE LAQUAIS. M'a doniié cette lettre

Et celte clef pour vous; je viens vous les remettre. SOPHIE. Ciel ! lisons; je frémis! « J'ai deviné l'auteur

« D'un écrit à la fois criminel et trompeur.

« Je pars pour le punir : s'il m'arrache la vie,

« Consolez la comtesse , et soyez son amie.

« Que Cécile soit chère à son généreux cœur ;

« Qu'elle honore un instant ma mort par sa douleur.

(( Vous, dans ce pavillon, objet de mon silence,

M Vous saurez mes secrets, si je perds l'existence.

« Recevez-en la clef, mais gardez de l'ouvrir

« Avant que de savoir si Ton m'a fait périr.

« Dans le juste combat que mon honneur demande,

« Cette loi, pardonnez si je vous la commande.

« Adieu...» Ciel! je me meurs!

LA COMTESSE. 0 cicl ! qu'avcz-vous fait?

Fallait-il donc trahir un semblable secret ? SOPHIE. Malheureuse ! courons ; non , c'est à vous, madame ;

C'est à moi de mourir, n'accablez pas mon ame. LA COMTESSE. Daus ce fatal instant oublions le remord ;

Pensons à mon époux.

SOPHIE. S'il était temps encor...

LA COMTESSE. Oui , courous au château.

SOPHIE. Dieu puissant, je te prie,

Ote-moi mes terreurs en terminant ma vie.

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