‹ ŒuvresChapitre 184 sur 202 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE COMTE, LA COMTESSE, LOKD HENRI, SOPHIE, évanouie.

LE COMTE, courant à elle. Sophie.

Ouvrez ces yeux charmants, revenez à la vie. SOPHIE. 0 mon tuteur! c'est vous?... Quoi ! je suis dans vos bras? Vous vivez?... A mes sens ne me rappelez pas.

(se jetant à ses genoux.)

Ah! donnez-moi la mort! j'ai risqué votre vie. LORD HEiNBi, à part. Que d'amour dans ses yeux !

LA COMTESSE, À part. MoH ame est attendrie.

Pauvre enfant! dans ton cœur j'ai surpris ton secret. LE COMTE. De mon juste courroux le méprisable objet,

A mes pieds repentant, et s'offrant pour victime,

Par les plus vils aveux a confessé son crime. SOPHIE. Quels aveux? qu'a-t-il dit?

LE COMTE. H est doux pour mon cœur

De trouver dans Henri, Sophie, un bienfaiteur:

C'est lui qui m'a sauvé ; j'abandonnais ma vie

Aux lâches qui voulaient se couvrir d'infamie :

Leur nombre m'accablait, j'en étais entouré ;

A la mort sans regret je me serais livré.

D'Herbin....

SOPHIE. Qu'entends-je? 0 ciel! malheureuse Sophie !

C est moi qui mets deux fois en danger votre vie.

Le refus de ma main a causé son courroux :

A ce traître comment seul vous exposiez-vous? LE COMTE. On croirait s'avilir en devinant le crime;

J'aime mieux l'ignorer, et périr sa victime. LA. COMTESSE. HcDri, c'cst donc à vous que nous devons ses jours?

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