ACTE III, SCÈNE m
LORD HENBt. Mou boulieui' a voulu que mes faibles secours Le fissent échapper aux embûches d'un traître : Les lâches ont tremblé dès qu'ils m'ont vu paraître ; Ils se sentaient vaincus d'avance dans leur tœur ; Leur nombre ne pouvait rassurer leur terreur : Suppliants à nos pieds, ils demandaient la vie, Lorsque nous aurions pu redouter leur furie.
(Montrant Sophie.)
Pour verser tout mon sang son ordre aurait suffi: En était-il besoin, quand c'était mon ami ? SOPHIE. Qu'un semblable service, à ma reconnaissance, Doit vous donner de droits !
LORD HENRI. Mou cŒur VOUS 60 disponsc.
Je pars dans cet instant, pour ne plas vous revoir; C'en est fait, aujourd'hui j'ai perdu tout espoir. LA COMTESSE. Avaut d'y renoncer, je demande à Sophie Un moment d'entretien.
SOPHIE. Comment?
LA COMTESSE. A votrc amîe Le refuserez-vous?...
SOPHIE. Ordonnez, j'y souscris.
LE COMTE, à part. Cet entretien secret glace tous mes esprits.
( à la comtesse.)
Quoi, madame?...
LA COMTESSE. Avcc cllc il fdut quc je demeure ; Lord Henri, retardez votre départ d'une heure.