‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 12 sur 252 · ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE. XY · texte numérisé non relu

ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE. XY

sait qn*il avait déjà reçu une pension , et Niceron parle également de « quelques autres bienfaits », sans les préciser plus exactement.

Mathurin , on peut le voir par les lettres inédites que je publie, avait une santé perdue, et bien des fois il chante tristement ses douleurs dans ses vers. Après la mort de son oncle des Portes, il dut passer une année à Paris, époque où il eut une grande querelle avec Berthelot; mais ensuite c'est entre Chartres et Royaumont, abbaye de Tévéque Hurault de Chiverny, qu'il semble avoir partagé sa vie. C'est à ce moment aussi qu'il revint à des sentiments plus dignes de lui et qu'il composa des poésies religieuses ^ Ses maux augmentant cependant, Mathurin, d'après le récit de Tallemant des Réaux^ se décida à partir pour Rouen, afin de se confier à un empirique nommé Le Sonneur. Quand il se crut guéri, ajoute le grand conteur du XVII* siècle, il voulut se réjouir un peu avec le médecin, qui probablement l'avait mis au régime pendant quelque temps. Ils firent ensemble « une débauche de vin d'Espagne, » dont Régnier mourut au bout de huit jours, à l'hôtellerie de l'Ecu d'Orléans*,

f . D*Esternod , daus son Espadon satyrique , dit très-peu. révérencieusement que :

Cy joignes, Régnier et l'abbé de Tbiron Firent à leur trépas connue le bon larron :

Ils se sont repentis, ne pouTant pins mal faire.

t. M. Meriet, dans sa Notice, contrairement à Niceron, à Brossette et à tons les biographes de Régnier, nomme cette hôtellerie l'hôtellerie de TÊcu de France. D'après les renseignements fournis par M. de Frétille dans son ouvrage sur Rouen, il existait au XVI»

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