Expressions considérées probablement comme des talismans
3. Il y a plusieurs maladies auxquelles le peuple a donné le nom de quelque saint : ainsi il appelle Tépilepsie le mal Saint- Jean ; la rage, te mal Saint-Hubm; la lèptre ou la gale, le mal Saint-Mein ou Main ; l'érysipèle, le mal ou le fèu Saint-Antoine.
4. La Charité est un des hôpitaux de Paris ; il n'y avait pas longtemps alors qu'il é^t fondé.
5. Est-ce un sculpteur contemporain de Régnier, ou le sculpteur grec, appelé Denys, Bi$nygiU9t du<|uel, au mpport de Pline, lit.
Fist-ii, avecq' son art, qainaude la nature*: Ou, comme Michel-Ange*, eust-il le diable au corps, Si ne pourroit-il faire, avecq' tous ses efforts. De ces trois corps tronquez une figure entière, Manquant à cet effect, non Tart, mais la matière.
En tout elles n'avoient seulement que deux yeux, Encore bien flétris, rouges et chassieux; Que la moitié d'un nez , que quatre dents en bouche , Qui, durantquHl fiait vent, branlent sans qu'on les touche. Pour le reste, il estoit comme il plaisoit à Dieu. En elles la santé n'avoitny feu ny lieu :
Et chacune, à part soy, représentoit l'idole Des fièvres, de la peste et de Torde vérolle.
A ce piteux spectacle , il faut dire le vray, J'eus une telle horreur, que, tant que je vivray, Je croiray qu'il n'est rien au monde qui garisse Un homme vicieux comme son propre vice *.
Toute chose depuis me fut à contre-cœur ; Bien que d'un cabinet sortist un petit cœur, Avecq' son chapperon, sa mine de poupée,* Disant: J'ai si grand' peur de ces hommes d'espée. Que si je n'eusse veu qu'estiez un financier. Je me fusse plustost laissé crucifier.
Que de mettre le nez où je n'ay rien affaire. Jean, mon mary, monsieur, il est apoticaire.
XXXVI, chap. X, on voyait à Rome plusieurs ouvrages excellents : Dionysius H PolycleSy Timarchidis filii f
1 . Faire quinaud, se dit encore par les enfants lorsqu'ils ont trompé ou se sont moqués de quelqu'un.
2. Régnier veut parler ici de Michel- Ange, qui a souvent peint des figures grotesques ou terribles. *
3. Bans un des dialogues de Lucien, intitulé l'Ane de Lucien^ Perrot d'Ablancourl, son traducteur, a cité ainsi ces deux vers :
Qu'il n'est rien qui ponisse Un homme vicieux comme son propre tiee. .
Surtout, vive Tamour, et bran pour les sergents. Ardez, voire, c'est mon : je me cognois en gens *. Vous estes, je voy bien, grand abbateur de quilles *, Mais au reste bonneste bomme, et payez bien les filles. Cognoissez^ous?... mais non, je n'ose le nommer. Ma foy, c'est un brave bomme, et bien digne d'aymer. 11 sent toujours si bon ! Mais quoi ! vous Tiriez dire.
Cependant, de despit, il semble qu'on me tire Par la queue un matou, qui m'escrit sur les reins. Des griffes et des dents, mille alibis forains ^. Comme un singe fascbé j'en dy ma patenostre ; De rage je maugrée et le mien et le vostre.
Et le noble vilain * qui m'avoit attrapé.
Mais, monsieur, me dit-elle, auriez-vous point soupe?
1 . Bran, ardez, voire, c'est mon^ toutes manières de parler populaires dont quelques-unes se «ont conservées.
Bren , l«duez-moi , oe disoit une *
A an sot qni Ini déplaisoit.
(Marot, épig. «06.)
Molière les emploie aussi.