L'aiiégresse du cœur s'augmente à la répandre
(MoLiËREy Ecotc des Femmes y aeic IV, scène vi.)
162 SATYRE Xll.
De déférer si fort à leur affection,
Qu'ils estiment honneur leur folle passion ^
Et quant est de Thonnenr de leurs maris, je pense ^ Qu'aucune à bon escient n'en prendroit la deffence , Sçachant bien qu'on n'est pas tenu par charité De leur donner un bien qu'elles leur ont osté.
Voilà le grand-mercy que j 'auray de mes peines. C'est le cours du marché des affaires humaines , Qu'encores qu'un chacun vaille icy-bas son pris, Le plus cher toutesfois est souvent à mespris.
Or, amy, ce n'est point une humeur de médire Qui m'ait fait rechercher ceste façon d'écrire : Mais mon père m'apprit que des enseignements ^ Les humains apprentifs formoient leurs jugements ; Que l'exemple d'autruy doit rendre l'homme sage : Et guettant à propos les fautes au passage , Me disoit : Considère où cest homme est réduict *
\ . G*est ainsi quil faut lire, suivant Tédition de 1608, et non pas qu'ils Mtiment VhonneMfy comme dans les éditions de ists, i(»i3, et dans la plupart des anciennes.