‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 152 sur 252 · Compte · texte numérisé non relu

Compte

Chacun les niet au rang des péchez efTaoez.

La faveur est hizarre, à traiUer iadocUe,

Sans arrest, inconstante, et d'humeur difficile ;

Avecq' discrétion il la faut caresser*:

L'un la perd bien souvent pour la trop embrasser,

Ou pour s'y fier trop; l'autre par insolence,

Ou pour avoir trop peu ou trop de violence,

Ou pour se la promettre ou se la dénier :

Enfin. c'est un caprice estrange à manier.

Son amour est fragile, et se rompt comme un verre ^

Et fait aux plus matois donner du nez en terre.

Pour raoy, je n'ay point veu, parmy tante 'avancez, Soit de ces temps-icy, soit des siècles passez. Homme que la fortune ait tasché d 'intaroduire, Qui durant le bon vent ait seeu se bien conduire. Or d 'estrc cinquante ans aux honneiH*s ^evé *, Des grands et des petits dignement approuvé, * Et de sa vertu propre aux malheurs faire obstacle : Je n'ay point veu de sots avoir fait ce miracle. Aussi, pour discerner le bien d'avecq' le mal^, Voir tout, cognoistre tout, d'un œil toujours égal,

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