‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 164 sur 252 · É<iilion de 1643 et suivantes : Et le vice · texte numérisé non relu

É<iilion de 1643 et suivantes : Et le vice

S. Cependant il a dit, satyre I , en parlant de Henri IV :

Tonte extrême louante est pour lui trop petite»

3. On lit ;"a««in6 dans Tédition de 1613 et dans les deux suivantes de 1614 et 1616. On commence à voir f assigne dans ôelle de 1617.

4. Fameuse magicienne dont il est parlé dans le roman d^Amadls.

Mais , puis que tout le inonde est aveugle en son fait. Et que dessouz la lune il n'est rien de parfait, Sans plus se controUer, quant à moy je conseille Qu'un chacun doucement s'excuse à la pareille^ Laissons ce qu'en resvant ces vieux fous ont écrit ; Tant de philosophie embarrasse l'esprit.

Qui se contraint au monde, il ne vit qu'en torture. Nous en pouvons faillir suivant nostre nature. Je t'excuse, Pierrot, de mesme excuse-moy ; Ton vice est de n'avoir ny dieu, ny foy, ny loy : Tu couvres tes plaisirs avecq' l'hypocrisie ; Chupin se taisant veut couvrir sa jalousie* ; Rison* accroist son bien d'usure et d'intérests; Selon ou plus ou moins Jan^ donne ses arrests. Et comme au plus offrant desbite la justice.

Ainsi, sans rien laisser, un chacun a son vice. Le mien est d'estre libre, et ne rien admirer ; Tirer le bien du mal, lors qu'il s'en peut tirer; Sinon , adoucir tout par une indifférence , Et vaincre le malheur avecq' la patience; Estimer peu de gens, suivre mon vercoquin *, Et mettre à mesme taux le noble et le coquin.

D'autre part, je ne puis voir un mal sans m 'en plaindre ; Quelque part que ce soit, je ne me puis contraindre. Voyant un chicaneur riche d'avoir vendu Son devoir à celuy qui dust estre pendu ;

1 . Dans les premières éditions il y a Chupin se faisant^ ce qui ne signifie rien. On a mis dans Tédition de 1642: Chupin en se taisant couvre sa jalousie.

2. Dans les éditions-de I6t7 et 164S, il y a Raison au lieu de Rison. -^ Il faut remarquer que Rison est Tanagramme de Rosni.

3. On a commencé à mettre Jean dans l'édition de I64i. Pomponne de Bellièvre fut chancelier de 1&99 à 1607.

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