‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 175 sur 252 · DISCOURS AU ROY · texte numérisé non relu

DISCOURS AU ROY

Il 6stoit presque jour, et le ciel souz-riant Blanchissott de clairté le» peuples d'Orient; L'Aurore, aux cheveux d'or, au visage de roses» Desjà, comme à demy, deseouvroit toutes choses. Et les oiseaux, perchez en leur feuilleux séjour, €ommençoient, s'esveillant, à se plaindre d'amour, Quand je vis en sursaut une beste effroyable*, €hose estrange à conter, toutefois véritable. Qui, plus qu'une hydre affreuse à sept gueules meu{;lant« Âvoit les dents d'acier, l'œil horrible et sanglant) Et pressoit à pas tor|s une nymphe fuyante'.

Qui, réduite aux abois, plus morte que vivante. Haletante de peine, en son dernier recours.

Du grand Mars des François imploroit le secours,

I . Pour le féliciter d'avoir mis fin aux guerres citiles. — Cette pièce parut dès la première édition , en 1608.

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