Yendidit hic auro patriam
(ViRO., Enéide, Ht. VI, y. 621.)
3. J'ai conservé j»ala4tn«, qui se trouve dans les éditions de 160R et 161S, préférablement à palatitUy qu'on lit dans celle de I6i3, et qui , de là, « passé dans lotîtes les suiTaates^
H6 Ét»i8Tfts AU nor.
SI tu n'as toul-à-fait rejette * loin de toy L'amour, la charité, le devoir et la foy , Ouvre tes yeux sillez, et vois de quelle sorte. D'ardeur précipité, la rage te transporte, T'enveloppe l'esprit, t'esgarant insensé, Et juge l'avenir par le siècle passé. »
Si-tost que cette nymphe, en son dire enflamée. Pour finir son propos eut la bouche fermée, Plus haute s'eslevant dans le vague des cieux ^, Ainsi comme un esclair disparut à nos yeux ; Et se monstrant déesse en sa fuite soudaine*, La place elle laissa de parfum toute pleine , Qui, tombant en rosée aux lieux les plus prochains. Reconforta le cœur et l'esprit des humains.
Henry, le cher subject de nos sainctes prières , Que le ciel réservoit à nos peines dernières. Pour restablir la France au bien Don limité Que le destin promet à son éternité , Après tant de combats et d'heureuses victoires, Miracles de nos temps, honneurs de nos histoires , Dans le port de la paix, grand prince, puisses-tu, Malgré tes ennemis, exercer ta vertu !
Puisse estre à ta grandeur le destin si propice,
i. Ce mot est dans la première édition. Dans toutes les autres on a mis retiré.
i. Les deux éditions de 1616 et 1645 portent : dans lu vugue des cieux.
o. Aidbrosiœqae comae diviuum Tertice odoreni Spiravere; pedes vestis defluxit ad imos, Et Tera inccssa patait Dea...
(Virgile, Enéide, lir. I, y. 407.)
L'édition de 1645 a changé ainsi ce vers :
Et de ses TetteRtents tout ainsi qv'une reine.
ÉPISTKE AU ROY. 247
Que ton cœur de leurs traiets rebouche * la maHce !
Et, s 'armant contre toy, puisses-tu d'autant plus
De leurs efforts domter le flus et le reflus ,
Et comme un sainct rocher opposant ton courage,
En escume venteuse en dissiper Torage,
Et brave, t'eslevant par-dessus les dangers,
Estre Tamour des tiens, Teffroy des estrangers!
Attendant que ton fils ^, instruit par ta vaillance, Dessouz tes estendards sortant de son enfance , Plus fortuné que toy, mais non pas plus vaillant. Aille les Otthomans jusqu'au Caire assaillant ; Et que, semblable à toy, foudroyant les armées , H cueille avecq'le fer les palmes Idumées ^.
Piiis, tout flambant de gloire en France revenant. Le ciel mesme là-haut de ses faicts s'estonnant, Qu'il espande à tes pieds les despouilles conquises. Et que de leurs drapeaux il pare nos églises.
Alors , rajeunissant au récit de ses faits Tes désirs et tes vœux en ses œuvres parfaits , Tu ressentes d'ardeur ta vieillesse eschauffée, Voyant tout l'univers nous servir de trophée! Puis, n'estant plus icy chose digne de toy.
Ton fils du monde entier restant paisible roy, Souz tes modèles saincts et de paix et de guerre, Il régisse, puissant, en justice la terre, Quand, après un long temps, ton esprit glorieux Sera des mains de Dieu couronné dans les cieux !