Ce mot grossier est employé encore par Saint-Arnaud
Bon soir vous dis , car je m'endors.
Demain matin je vous souhaitte Pleine d'escus votre cassette.
J'entends la grise qui se met Dans le carrosse près Brillet, Qui bien mérite la vérole Beaucoup plutost que la ro viole.
AU MÊME, MÊME ANNÉE
(inédite)
Je suis bien fasché qu'une affaire M'empesche de vous satisfaire, Et de ne pouvoir ce matin Estre de vostre beau festin :
Mais peut-estre aussy je me trompe , Car Torologe de la pompe * Me réglera sur le midy-, Pour faire mieux que je ne dy ; Et nonobstant cette dépesche, Ne croyez pas que rien m'empesche , Ou bien ce seroit un grand cas Si je fallois à ce repas ; Non que la bouche me commande , Mais peur d'estre mis à Tamende , Car je promis hier au soir, Et pour ce j'iray droit m'asseoir Et tenir le haut de la table ,
«, L'horlo-c de la Saniaritaiire , près du Pont-Neuf. •
Si l'on ne m'envoye à Testable Avec Marin et ses chevaux Pour luy conter des mots nouveaux , De peur que par mélancolie A les penser il ne s'oublie, Car ils sont de moy fort aymés Pour vous avoir bien ramené.
Or donc tenez la nappe mise, Puisqu'en si louable entreprise Où le devoir m'oblige tant , A vous j'iray boire d'autant.
Mais afin de ne vous surprendre , En trois mots je vous fais entendre Que je vous mène pour le moins De ce que je dis deux témoins :
L'ung est de la garde écossoise, L'autre est de par deçà Poptoise.
Sans craindre en plein jour les matois Us vous chanteront leur patois , Priant Dieu que cela vous bande Et qu'en bon endroit il desbande.
(iNÉDlTg)
Nous avons veu maints bastimens, -— Ne me croyez pas si je mens — Pour en sçavoir l'architecture, Mais ce n'a esté qu'en peinture.
LETTIIES. 271
Le toit de la maison de Tieux , On n'en voit pasbeaucoup>... (?).
Après avoir la main lavée Et que la table s'est levée, Voylà d'où j'ay fait cet escrit, Attendant de voir l 'Antéchrist , Si le bruict longtemps continue De la guerre et de sa venue, Car Je ne crois pas autrement Que ne soit son advènement-, Si cette malheureuse arrive.
Qui de la sainte paix nous prive*.
Et pour vos bénédictions , Je vous dis nos affections, Qui sont que vous veniez entendre Comme on voit les villes surprendre, Rodon se faschant de Blavet ^ Où son gouvernement avoit.
Jaloux de voir comme il le quitte, Le peuple qui dedans habite A tué sans compassion Les soldats de sa garnison :
Voilà comment on fait la feste.
La grande ambassade s'appreste De gens d'aage, sages, prudens, Qui sont à Paris résidens , Mais qui partiront en peu d'heures Pour faire à Soissons leur demeure' Et résouldre ce qu'il faudra
1. Je oopie exactement le passage qui précède, auquel inalheureusèment le copiste a donn^ un tour peu clair.
«. Ou Port-Louis , petite ville située près de Vannes, et où, vers cette époque , les princes mécontents se fortifièrent.