‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 221 sur 252 · FAITE PAR LUI-MÊME · texte numérisé non relu

FAITE PAR LUI-MÊME

J'ay vescu sans nul pensement, Me laissaVrt aller doucement

Rapin, imprimées à Paris en 1619, in-40. Nicolas Rapin, poète français, mourut le 15 février 1608, âge de soixante-huit ans. Voyez la première note de la satire IX.

1 . M. Yiollet-Le-Duc a publié le prenlier cette épitaphe, qui n'avait été publiée jusqu'alors que dans les Recherches des recherches , du père Garasse , page 648 , lequel la reproduit en ajoutant : « Régnier se bastit cette épitaphe jadis à soy-méme , en sa 'jeu- « nesse débauchée, ayant désespéré de sa santé, et estant, comme a il pensoit, sur le point de rendre Tàme. »

A la bonne loy naturelle ; Et si m'estonne ^ fort pourquoy La mort osa songer à moy Qui ne songeay jamais en elle.

SONNET

POUR LE FEU ROY HENRY lY, AN 1613

(inédit)

Pendant que, sans respect ny de Dieu ny des lois, Régnoit de toutes parts la fureur forcenée , Et que ce grand Henry, la gloire de nos rois Rangeoit à la raison la France mutinée,

Le démon gardien de Tempire françois Chassé par la licence , au vice abandonné, S]envola dans le ciel , et de geste et de voix , En ses aigres propos tança la destinée :

a Trompeuse, que te sers de m 'avoir tant déçeu, Si TEstat qu'immortel de tes mains j'ay reçeu, Se déchirant soy-mesme, ^ sa fin s'achemine? »

(( Tais-toy, dit le destin , car il est arresté Qu'il n'a, puisque Henry maintenant le domine, Besoing pour le garder d'autre divinité. »

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