‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 36 sur 252 · DISCOURS AU ROY · texte numérisé non relu

DISCOURS AU ROY

Puissant roy des François, astre vivant de, Mars, Dont le juste labeur, surmontant les hasards, Fait voir par sa vertu que la grandeur de France Ne pouvoit succomber souz une autre vaillance ; Vray fils' de la valeur de tes pères, qui sont Ombragez des lauriers qui couronnent leur front. Et qui, depuis mille ans, indomptables en guerre. Furent transmis du ciel pour gouverner la terre. Attendant qu'à ton rang ton courage t'eust mis En leur trosne eslevé dessus tes ennemis : »

Jamais autre que toy n'eust, avecque prudence, Vaincu de. ton subject' Tingrate outrecuidance. Et ne Teust, comme toy, du danger préservé; Car, estant ce miracle à toy seul réservé

I. Ce discours, adressé à Henri IV, et composé après Texilnction de la Ligue , ii*est pas le premier ouvrage de Ré(^ier : il avait déjà fait quelques satires , comme il le dit lui-même dans la suite de ce discours. A l'imitation de Vauquelin de LaFresnaye, Régnier voulut adresser au roi la première de ses satires , et Boileau , à rimitation de Régnier, a aussi donné le titre de Discours au roi à la première de ses pièces , qui précède les Satires.

a. C'csi-k-dire héritier : Fiiiutf ergo hères,

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