‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 52 sur 252 · Ce qui suit est imité de Juvénal, sat. III, vers · texte numérisé non relu

Ce qui suit est imité de Juvénal, sat. III, vers

Quid Romœfaciam? mentir! nescio, etc.

Voyez Martial, liv. III, ép. xxxvin : Atria magna colam, etc.

4. Dans toutes les éditions il j sl : me va tout reprochant , ce qui est une faute; mais dans la première édition de 1608, l'imprimeur avait mis : me va ton , par le renversement de la lettre n changée en u : sur quoi les imprimeurs , dans les éditions suivantes , ont cru qu'il fallait tout.

Et puis, je ne sçaurois me forcer ny me feindre. Trop libre en volonté, je ne me puis contraindre. Je ne sçaurois flatter, et ne sçay point comment Il faut se taire accort* , ou parler faussement, Bénir les favoris de geste et de parolles, Parler de leurs ayeux au jour de Cerizolles , Des hauts faits de leur race, et comme ils ont acquis Ce titre avec honneur de ducs et de marquis.

Je n'ay point tant d'esprit pour tant de menterie. Je ne puis m 'adonner à la cageollerie; Selon les accidents, les humeurs ou les jours, Changer, comme d'habits, tous les mois de discours. Suivant mon naturel, je hay tout artifice; Je ne puis desguiser la vertu ny le vice ; Offrir tout de la bouche, et, d'un propos menteur, Bire : Pardieu! monsieur, je vous suis serviteur; Pour cent bonadiez* s'arrester en la rue.

Faire sus l'un des pieds en la sale la grue; Entendre un marjollet^ qui dit avec mespris,

i . A propos.

9. Mot francisé, du latin bona dies, bonjour. On fait aussi ce mot honadiez de trois syllabes; c'est pourquoi dansTédltion de 1642 et dans les éditions suivantes, on a mis et pour cent honadiez. Le même mot, réduit à trois syllabes, avait été employé dans le testament de Patbelin : Quand on me disoit bonadies.

3. C'est-à-dire un petit-mattre. Jean Marot emploie deux fois ce mot dans son 43^ rondeau ; Sigogne l'explique ainsi dans son sonnet sur les petits -maîtres :

Damoiseau de la Cour, dont les mains inutiles Ne rougirent jamais de sang dans les combats ; Propres à soutenir le tour de vos rabats , Et les inventions de la chambre des filles :

L'on dit que vous marches en marjoUets de ville ,

3i SATYRE III.

Ainsi qu'asnes, ces gens sont tous vestus de gris, Ces autres verdelets aux perroquets ressemblent ; Et ceux-cy mal peignez devant les dames tremblent; Puis, au partir de là, comme tourne le vent, Avecques un bon jour, amis comme devant.

Je n'entends point le cours du ciel ny des planètes^ ; Je ne sçay deviner les affaires secrètes, Cognoistre un bon visage, et juger si le cœur. Contraire à ce qu'on voit, ne seroit point mocqueur.

De porter un poullet* je n'ay la suffisance :

Portant la léte hante, et le courage bas :

César de cabinet , le roi n'espère pas Le secours de Tétat de Totre ame débile.

Muguet oinct et lissé comme un homme d'étain , Otezjde votre teint ces mouches de satin :

Sinon, maître Guillaume , équipé de sonnettes , ÀTecque la quenouille et le petit fuseau, Ira les enlever dessus votre museau , Gomme un émerillon qui prend des alouettes.

La^Fontaine s'esÇserviîencore dej ce^mot dans son conte^des Lunettes :

Bref que le sort, ami du marjollet.

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