‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 62 sur 252 · Odi profanum vnlgus · texte numérisé non relu

Odi profanum vnlgus

(HoR., liv. ni, ode i.)

4. Cette leçon, qui est certainement la meilleure, est celle de l'édition faite en 1608. Dans toutes les autres il y a : c« bravant.-^ Fortunes , au pluriel , n'est pas usité.

Qui le fait, desbauché, frénétique, resvant , Porter la teste basse et Tesprit dans le vent; Esgayer sa fureur parmy des précipices, Et plus qu'à la raison subject à ses caprices.

Faut-il doncq' à présent s'estonner si je suis Enclin à des humeurs qu'esviter je ne puis ; Où mon tempéramment malgré moy me transporte, Et rend la raison foible où la nature est forte ? Mais que ce mal me dure il est bien mal-aisé. L'homme ne se plaist pas d'estre toujours fraisé ^ Chasque âge a ses façons ; et change de nature ', De sept ans en sept ans, nostre température^ : Selon que le soleil se loge en ses maisons^.

Se tournent nos humeurs, ainsi que nos saisons. Toute chose en vivant avecq' l'âge* s'altère. Le desbauché se rid des sermons de son père : Et dans vingt et cinq ans venant à se changer, Retenu, vigilant, soigneux et mesnager,

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