‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 73 sur 252 · Il Mauro, capitolo Del Dishonore, terzetto · texte numérisé non relu

Il Mauro, capitolo Del Dishonore, terzetto

Poi ch' al padre il flgliaol toise il govemo , Ogni ben prima a ^\i buonnlni fii toUo , E dalo il mal, che durera in eterno.

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Et l'hypocrite fit barbe de paille à Dieu*.

L'homme trahit sa foy, d'où vindrent les notaires*, Pour attacher au joug les humeurs volontaires. La faim et la cherté se mirent sur le rang ^ ; La fièvre, les charbons, le maigre flux de sang. Commencèrent d'esclore, et tout ce que l'autonne, Par le vent de midy , nous apporte et nous donne. Les soldats, puis après, ennemys de la paix.

Qui de l'avoir d'autruy ne se saoulent jamais , Troublèrent la campagne; et, saccageant nos villes, Par force en nos maisons violèrent nos filles ; D'où nasquit le bordeau*, qui , s'eslevant debout, A l'instant, comme un dieu, s'estendit tout par-tout, TSt rendit , Dieu mercy ces fièvres amoureuses ,

1 . Selon Nicot, on disait autrefois, faire à Dieu jarbe de foarre; jarbe, pour gerbe^ de garba ; c'est-à-dire payer les dîmes à son curé en mauvaises gerbes, où il n'y a que de la paille, et point de grain. Ce proverbe a été corrompu, en disant faire barbe de paille à Dieu. Voyez Nicot, dans ses Proverbes^ p. 18, col. Il; Pasquicr, liv.YIU des Recherches, chap. lxu ; et Ménage, dans ses Origines.

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