‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 8 sur 252 · ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE. XI · texte numérisé non relu

ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE. XI

Enfariné comme un meunier.

Son minois et sa rhétorique Valent les bons mots de Reignier Contre Thonneur mélancolique.

On résolut de faire voyager le jeune poëte , et, en 4593, il accompagna, grâce à rintervention de des Perles, le cardinal de Joyeuse, qui partait pour aller représenter la France à Rome.

C'est donc pourquoy si jeune abandonnant la France, 11 va vif de courage et tout chaud d'espérance En la cour d'un prélat, qu'après mille dangers 11 suivit courtisan aux pals estrangers.

On n'a aucun détail sur le séjour de Régnier à Rome, et il est permis de croire qu'il plut médiocrement au cardinal, car il revint d'Italie sans aucun profit. A son retour il fut chargé de composer tous les vers de circonstance pour l'entrée de la reine de Médicis à Paris» qu'il avait probablement eu occasion de voir*. Mais il paraît qu'il prit goût à l'Italie, puisque nous le voyons y retournerenl601, avec le nouvel ambassadeur, le baron de Béthune- Charost. Ce voyage ne fut pas plus avantageux , et Mathurin l'exprime tristement dans une de ses satires. Le rôle de courtisan ne lui convenait d'ailleurs aucunement, et il rentra d'Italie aussi frondeur qu'il y était allé ; du moins y étudia-t-il à fond les principaux auteurs, et tira-t-il profit de ce voyage pour son talent poétique. Mais il parait aussi que les

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