Garmina non prias
Audita , musarum sacerdon , Virginibus puerisque canto»
(H0R.,llv.in, ode f.)
iûO SATYllE IX.
Tu te fais un ehemin à rimmortalité, Moy, qui n'ay ny l'esprit ny l'haleine assez forte Pour te suivre de près et te servir d'escorte. Je me contenteray, sans me précipiter, D'admirer ton labeur, ne pouvant l'imiter; Et pour me satisfaire au désir qui me reste De rendre cest hommage à chascun manifeste.
Par ces vers j'en prens acte, afin que l'advenir De moy par ta vertu se puisse souvenir; Et que ceste mémoire à jamais s'entretienne, Que ma muse imparfaite eut en honneur la tienne : Et que si j'eus l'esprit d'ignorance abattu , Je l'eus au moins si bon, que j'aymay ta vertu : Contraire à ces resveurs * dont la muse insolente, Censurant les plus vieux *, arrogamment se vante De réformer les vers ^, non les tiens seulement. Mats veulent déterrer les Grecs du monument.
Les Latins, les Hébreux, et toute Tantiquaille ,