I. M. d'Aubigny mourut en
i. Eu 1650.
^^<]t$ co™^^^^ Moret, frère aîné du marquîs de Vardes. Tous deux étoîent fils de Jacqueline de Bueil, comtesse de Morer, aimée de Henri IV, dont elle eut le comte de Moret, tué en 1632, au combat de Castelnaudary, à côté de Henri de Montmorency. Après la mort de Henri IV, elle avoit épousé (1617) René du Bec, marquis de Vardes, auquel elle porta le comté de Moret. De ce mariage naquirent le comte de Moret, dont il est ici question : homme d honneur et de mérite, en 1650 lieutenant général, tué plus tard, en 1658, au siège de Gra- ▼elines ; et le célèbre marquis de Vardes, qui expia par an exil assez mérité le complot perfide qu'il ayoit ourdi, avec madame de Soissôns, contre mademoiselle de la Vallière.
4. Henri de la Vieuyille, cheyalier de Malte, fils de Charles de la Vieuville, surintendant des finances, auquel succéda Fouquet, en 1653. Le chevalier de la Vieuville mourut en 1653, à Tâge de 35 ans, des blessures qu*il avoit reçues au ûége d'Ëtampes«
5. Ardier, seigneur ou marquis de Vineuil, fort répandu dans le grand monde, et homme de beaucoup d'esprit. Voy . Tallemant, Hist. de la comtesse de la Suze^ édit. de P. Pari». — Touie IV, page 231 et alib'u Voyez
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union le nom de Ligue^ par une espèce de ridicule qu^elIe méritoit assez. En effet, ils avoient mille secrets de bagatelles : ils faisoient des mystères de rien , et se retiroient en particulier dix fois le jour, sans aucun plaisir d*être ensemble, que celui d*étre séparés des autres. Je ne laissois pas d'être de leur société , mais jamais de leur confidence , laquelle se rompit à la fin, sans aucun sujet de brouillerie entr'euxmêmes.
M. de Tardes, en s'en allant à Tannée, avoit laissé à Paris une maîtresse aussi aimable que femme du monde * ; mais elle avoit été aimée et avoit* aimé; et, comme sa tendresse s'étoit épuisée dans ses premières amours , elle n avoit plus de passion véritable. Ses affaii^es n'étoientplus qu'un intérêt de galanterie qu'elle conduisoit avec un grand art, d'autant plus qu'elle paroissoit naturelle, et faîsoit passer la facilité de son esprit pour une naïveté de sentiments. Son histoire étant connue, elle ne prenoit pas le parti de faire la prude impudem-»
aussi M. Cousin, madame de SabU; le cardinal de Retz, tome II, page 39, édit. de Ghampollion; madame de Motteville, Bussy-Rabutiu, etc.
1 . Madame de Saint-Loup, née de la Rocheposay, et soupçonnée d'être fille du cardinal de Richelieu. Elle joue un rôle dans VHist, amoureuse des Gaules. Voyez tome I, page 20, édit. de M. Poitevin ; et Tallemant, Histor, de Lepage^ tome YI, page 171, suit., édit. citée.
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ment ; mais elle toumoit une vie de peu d* éclat où elle se voyoit réduite, en une vie retirée, et ménageoit avec beaucoup de dessein une fausse négligence. Elle n'alloitpasau Louvre disputer on galant contre ces jeunes beautés qui font tout le bruit dans le monde; elle savait Feu tirer avec adresse , et n'avoit pas moins d'industrie pour le conserver, qu elle en avoit eu pour se Tacquérir. Un simple commerce de bienséance ne lui eût pas été permis avec une femme tant soit peu aimable ; et une amitié ordinaire avec les hommes, se reprochoit comme une tendresse dérobée à son amour. Les plaisirs particuliers lui faisoient craindre un attachement. Elle appréhendoit d'être oubliée dans les divertissements de foule : surtout elle crioit contre les repas du commandeur ^, où Ton respiroit certain air de liberté, ennemi des passions délicates. Enfin, si elle n'avoit tous vos soins , elle se plaignoit d'être abandonnée ; et parce qu'elle se disoit tout à vous, elle vouloit que vous fussiez tout à elle.
M. de Vardes absent ne put maintenir longt^nps une maîtresse de cette humeur. Elle se^ rendit à la vue du jeune M. de Caudale ; epcore dit-on que ses desseins avoient prévenu l'im-